Le coq de Notre-Dame pourrait ne pas être restauré en guise de souvenir de l'incendie

Louise Wessbecher
Le coq de la flèche de Notre-Dame exposé au Ministère de la Culture pour les Journées du patrimoine les 21 et 22 septembre 2019

PATRIMOINE - Le 15 avril dernier, l’un des monuments les plus emblématiques du patrimoine français partait partiellement en fumée. À l’occasion de ces premières Journées du patrimoine depuis l’incendie, ces samedi 21 et dimanche 22 septembre, une exposition est consacrée à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Ce week-end, le ministère de la Culture, installé rue de Valois dans le premier arrondissement de la capitale, accueille plusieurs éléments qui avaient jusqu’à présent été stockés précieusement à l’abri des regards. Avec pour clou du spectacle, le fameux coq en cuivre tombé du haut de la flèche de Notre-Dame dans une chute de plus de 96 mètres. 

“Le coq a été retrouvé dans les débris”, rappelle le ministre de la Culture Franck Riester à la presse ce vendredi 20 septembre. “On ne pensait pas le retrouver, le métal aurait pu fondre dans l’incendie alors c’est un symbole qu’il soit là, déformé par la chaleur et le choc”.

Le coq cabossé de Notre-Dame

L’animal qui trônait au-dessus de la flèche de Viollet-le-Duc est en effet cabossé, les ailes aplaties, le corps écrasé. Pourtant il tient debout grâce à un nouveau socle et quelques fils de laiton. 

“On a pu ouvrir la trappe et remettre les reliques à l’intérieur”, détaille au HuffPost Olivier Baumgartner, métallier ornemaniste de la Socra, la société chargée de la restauration qui a récupéré le volatile il y a peu dans ses ateliers en Dordogne. Selon l’Église, le coq abrite des reliques de sainte Geneviève et saint Denis, ainsi qu’un fragment de la couronne d’épines du Christ.

Pourtant s’il est “possible de le remettre” en l’état assure l’artisan, il se pourrait que le coq ne soit pas restauré. “On parle de faire une réplique pour garder celui-là intact en symbole de l’incendie”, avance celui qui avoue être “béat” devant la complexité du travail des ouvriers de l’époque.

Un projet aussi évoqué par Judith Kagan, commissaire de cette exposition éphémère intitulée “Revoir Notre-Dame”, qui tient à préciser que “rien n’est...

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