COP27: la société civile crie dans le désert à Charm el-Cheikh

© Géraud Bosman-Delzons/RFI

Comme chaque année le samedi entre les deux semaines de la Conférence sur le changement climatique (COP), la société civile organise une grande mobilisation. Celle-ci n'a été qu'un échantillon de manif, à l'intérieur de la COP. Les messages prononcés sont ceux du Sud depuis le début de la semaine : justice climatique, fin des nouveaux projets d'énergies fossiles et réparations pour les sinistres climatiques dans les pays pauvres.

Avec nos envoyés spéciaux à Charm el-Cheikh

Seule les personnes accréditées pour participer à la COP auront pu prendre part à la traditionnelle marche de la société civile. Dès le départ, les autorités égyptiennes avaient prévenu qu’aucune manifestation ne serait autorisée dans les rues de Charm el-Cheikh. De toute façon, la ville est difficilement accessible autrement qu'en avion, isolée du reste du pays, entre mer Rouge et vaste désert. Alors, peut-être pour la première dans l’histoire des COP, l'évènement s’est déroulé à l’intérieur de l’enceinte de la COP, un territoire obésissant aux règles par les Nations unies.

Dès le matin, un rassemblement d'une trentaine de représentants de l'Alliance panafricaine pour la jeunesse climatique - 1000 organisations climatiques de 46 pays du continent - s'est massé à l'entrée du site, comme pour chauffer la salle et les cordes vocales.

« Nous avons déjà eu tellement de dégâts... On doit aider les pays vulnérables, On doit réduire les émissions de gaz à effet de serre. On doit sortir des énergies fossiles... On a besoin de sauver notre monde ! Parce que j’en peux plus de vivre dans la peur du prochain typhon », supplie cette manifestante allemande.


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