Une COP27 pour rétablir la confiance Nord-Sud

REUTERS - THAIER AL-SUDANI

La conférence de l'ONU sur le climat s'est ouverte dimanche 6 novembre à Charm el-Cheikh en Egypte. Ce dimanche a été décidé d’inscrire officiellement la question du financement des dégâts causés par les catastrophes climatiques. Plus que jamais, la question financière sera au cœur des discours des chefs d’États et de gouvernement, cet après-midi. Une centaine a fait le déplacement, ceux du Sud sont attendus en force.

Avec nos envoyées spéciales à Charm el-Cheikh, Jeanne Richard et Claire Fages

Plus encore que de nouveaux engagements pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, plus encore que la transformation nécessaire de nos systèmes agricoles, nos transports ou nos industries, c’est bien la finance qui sera au cœur des discussions de cette COP africaine, la cinquième depuis 1995. Au-delà des alliances qui se font et se défont face aux puissances comme les États-Unis ou la Chine, le pays hôte, l'Égypte, a promis que les pays du Sud seront entendus lors de ces 27e négociations climatiques.

Or, cette COP27 s'ouvre dans un climat de défiance, qui s’est ouvertement manifesté déjà l’an dernier à Glasgow. « On entend monter, depuis plusieurs années déjà, une forme de colère de pas mal de pays du Sud, des gouvernements, mais aussi de la société civile - ce qui montre que ce n’est pas juste un jeu politique de la part des gouvernements – qui disent que les promesses du Nord n’y sont pas », résume Sébastien Treyer, directeur général de l’Institut du développement durable et des relations internationales.


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