COP27 : pourquoi le débat sur les responsabilités historiques des pays industrialisés est insoluble

© Reuters/Feisal Omar

Dans cet article, Michel Damian et Patrick Criqui, respectivement professeur honoraire et directeur de recherche émérite au CNRS à l’Université Grenoble Alpes, reviennent sur la question du financement promis aux pays en développement et sur la notion de « responsabilités historiques » face au dérèglement climatiqueCela ne vous aura pas échappé : la 27e Conférence des parties à la Convention climat des Nations unies s’ouvre ce lundi 7 novembre 2022 à Charm el-Cheikh, en Égypte. Les discussions, qui s’annoncent âpres, se poursuivront jusqu’au 18 novembre prochain. Ce sera en effet la première COP où la question des compensations financières pour les dommages subis par les pays en développement figurera en haut de l’ordre du jour.

Lire notre antisèche - Qu’est-ce qu’une COP ?

Cette rencontre au sommet, qui réunit près de 200 pays, promet d’être chahutée par la défiance grandissante du Sud envers le Nord, et par les revendications récurrentes du groupe « pays en développement + Chine », rien moins que 6,5 milliards d’habitants sur les 8 de la planète !

La saga des 100 milliards

Pour comprendre les tensions et débats autour de cette question centrale (qui est responsable du réchauffement, qui devrait payer ?), il faut faire un retour en arrière.

Décembre 2009 : alors que les négociations à la COP15 de Copenhague entrent dans leur dernière ligne droite, le président états-unien Barak Obama propose une enveloppe de 100 milliards de dollars par an, à mobiliser à partir de 2020 po...


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