COP27: Macron estime que "le climat ne saurait être la variable d'ajustement" malgré la guerre en Ukraine

Emmanuel Macron en Egypte le 7 novembre 2022 - AHMAD GHARABLI / AFP
Emmanuel Macron en Egypte le 7 novembre 2022 - AHMAD GHARABLI / AFP

Un appel à ne pas perdre de vue l'objectif de limiter drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. En dépit de la guerre en Ukraine, qui entraîne de très vives tensions sur le plan énergétique et alimentaire, Emmanuel Macron lance son message depuis Charm el-Cheikh en pleine COP27.

"Même si le monde n'est plus le même, le climat ne saurait être la variable d'ajustement de la guerre lancée par la Russie sur le sol ukrainien", a lancé le président dans un contexte d'accélération du réchauffement climatique.

Tenir les engagements de la précédente COP

Le chef de l'État craint que le réchauffement climatique ne passe au second plan alors que les tensions inflationnistes et le spectre de récession mondiale sont dans l'esprit des 120 dirigeants du monde entier réunis en Egypte.

Les rapports alarmants se sont pourtant multipliés depuis la COP26 à Glasgow en 2021, quand près de 200 pays s'étaient solennellement engagés à "maintenir en vie" l'objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris, traité fondamental conclu en 2015.

À l'époque, les dirigeants du monde entier s'étaient engagés à limiter le réchauffement à 1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, période où les humains ont commencé à brûler à grande échelle les énergies fossiles (charbon, pétrole ou gaz) qui émettent les gaz à effet de serre responsables du réchauffement.

"Nous ne sacrifierons pas nos engagements climatiques"

Même si tous les pays tenaient leurs promesses, ce qui n'est encore jamais arrivé, le monde serait sur une trajectoire de hausse de 2,4 degrés d'ici la fin du siècle. Le dernier rapport du GIEC table désormais plutôt sur une hausse des températures de 2,8 degrés, un chiffre jugé "catastrophique" par de nombreux scientifiques.

"Nous ne sacrifierons pas nos engagements climatiques sous la menace énergétique. Et donc l'ensemble des engagements tenus par les pays doivent se poursuivre, en particulier pour les pays les plus riches comme les pays européens dont la France", a encore avancé Emmanuel Macron.

Le message vise notamment les États-Unis et Chine, les deux plus grands pollueurs mondiaux, qui vivent un fort regain de tension. Le président chinois Xi Jinping ne viendra pas et l'Américain Joe Biden devrait passer rapidement après les élections de mi-mandat du 8 novembre.

Article original publié sur BFMTV.com