COP27: une avancée majeure pour l'aide au Sud, mais pas d'ambition nouvelle sur les émissions

AFP - JOSEPH EID

La COP27 de Charm el-Cheikh, en Egypte, s'est terminée ce dimanche sur un bilan contrasté et les réactions ont afflué pour saluer des avancées dans l'aide aux pays pauvres affectés par le changement climatique, mais aussi pour regretter un manque d'ambition sur la baisse des émissions.

La conférence sur le climat de l'ONU a adopté tôt, ce dimanche 20 novembre, une déclaration finale appelant à une réduction « rapide » des émissions de gaz à effet de serre et réaffirmant l'objectif de contenir le réchauffement à 1,5°C. Cet objectif, pourtant déjà acté, était remis en question par les pays producteurs de pétrole notamment, l'Arabie saoudite, l'Iran ou la Russie, explique l'une de nos envoyées spéciales à la COP27, Jeanne Richard. C’est donc un soulagement pour de nombreux pays.

Mais cette résolution finale a été critiquée par certaines parties comme n'étant pas assez ambitieuse. En effet, afin de parvenir à cet objectif, la COP27 réitère la recommandation de Glasgow, pointe notre autre envoyée spéciale à Charm el-Cheikh, Charlotte Cosset, c'est-à-dire la réduction progressive du charbon. Mais sans aller plus loin : une sortie de toutes les énergies fossiles, comme le demandait une coalition de pays et de nombreuses organisations de la société civile, n’a pas été retenue.

« Cette COP a affaibli les obligations pour les pays de présenter des engagements nouveaux et plus ambitieux », a encore regretté Laurence Tubiana, architecte des accords de Paris de 2015.

Une fonds pour les « pertes et dommages »

(avec AFP)


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