La COP27 joue les prolongations pour arracher un accord sur le coût du changement

MOHAMED ABD EL-GHANY/REUTERS

Une journée de plus. La 27e Conférence des parties des Nations unies sur les changements climatiques (COP27) en Égypte “se poursuivra samedi” 19 novembre, pour permettre d’aboutir à un accord “sur les questions qui divisent, notamment la manière de compenser les dommages causés par le changement climatique aux pays les plus pauvres et la vitesse à laquelle le monde doit réduire les émissions de gaz à effet de serre”, explique Bloomberg.

Cette journée a ressemblé à une course contre la montre “pour sortir de l’impasse”, explique le média économique américain. Jeudi soir, l’Union européenne (UE) a accepté l’idée d’un “fonds de réponse aux ‘pertes et dommages’, le terme utilisé pour désigner le coût des conséquences du changement climatique, en échange d’une plus grande ambition en matière de réduction des gaz à effet de serre”.

Cependant, ce vendredi matin, le brouillon d’accord déposé par l’Égypte n’offrait “aucune proposition ferme” sur la compensation et “restait en retrait” sur la baisse des émissions de CO2. Il fallait donner du temps au temps. En début d’après-midi, Sameh Choukri, président de la COP27 et ministre des Affaires étrangères égyptien, a confirmé la prolongation, encourageant les délégués à trouver “le plus grand dénominateur commun” pour qu’un nouveau projet de texte, élaboré vendredi soir, puisse être adopté samedi.

Le revirement de l’Europe

The Guardian voit dans “l’intervention spectaculaire” faite par l’Union européenne une “brèche” possible dans l’impasse des négociations. Le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, a annoncé que l’UE acceptait la création d’un fonds de réponse aux pertes et dommages. Jusque-là, “les pays riches étaient opposés à cette demande essentielle” émanant de la coalition du Groupe des 77 (G77) aux Nations unies (composé de pays en développement).

Les pertes et dommages recouvrent “les ravages causés par les conditions météorologiques extrêmes sur les infrastructures physiques et sociales des pays pauvres, ainsi que les fonds nécessaires au sauvetage et à la reconstruction après des catastrophes liées au climat”, rappelle le quotidien britannique. Le dernier cas en date est le plan d’urgence décidé en août aux Nations unies pour le Pakistan, alors sous les eaux.

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