COP27: le coût de la vie sur place dissuade la présence de militants de la société civile

AP - Peter Dejong

L’une des caractéristiques de la COP27 à Charm El Cheikh est sa cherté pour les visiteurs. Du logement dans cette station balnéaire égyptienne jusqu’à la nourriture dans l’enceinte de la conférence, tout coûte cher, difficile donc pour les militants de la société civile d’Europe et surtout d’Afrique, de s’adapter et d’être présents.

Avec notre envoyée spéciale à Charm el-Cheikh, Claire Fages

Ils sont six jeunes africains et européens de l’association ATD-Quart Monde à avoir fait le voyage de Charm el-Cheikh. Impossible, raconte Solal Billon, de trouver un appartement à partager à moins de 1 000 euros la semaine. Quant au premier repas dans l’enceinte même de la COP, son prix est resté un choc pour le jeune Français et il a dissuadé la moitié du groupe :

Tout le monde n’a pas mangé ici, on a payé 100 euros pour trois sandwichs, trois cocas, trois jus de fruit et trois desserts.

Tandis que sa camarade kényane Terry Kiarie souligne le petit nombre de jeunes Africains dans cet COP… africaine. Elhadji Oumar Gueye venu du Sénégal déplore que les pauvres, premières victimes de l’injustice climatique, ne puissent avoir droit au chapitre :

Nous sommes là pour réfléchir au changement climatique. Cette réflexion-là demande que toutes les couches sociales soient représentées. Aujourd’hui, une famille qui est en situation de pauvreté et qui a son mot à dire n’a pas les conditions d’être là. Donc cela, je pense qu’il est vraiment une inégalité : il faudrait peut-être dans l’avenir réfléchir comment le faire.


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