COP27 : le Brésil est “de retour”, mais un “travail gigantesque” attend Lula

PHOTO JOSEPH EID/AFP

Sa venue à la 27e conférence mondiale sur le climat, à Charm El-Cheikh, en Égypte, était particulièrement attendue. Applaudi par le public tout au long de son discours, Luiz Inácio Lula da Silva, élu le 30 octobre dernier et qui prendra ses fonctions le 1er janvier prochain, a annoncé vouloir faire de la protection de l’environnement une priorité de son gouvernement.

“Le Brésil est de retour !” a clamé à plusieurs reprises le futur dirigeant, soulignant sa rupture avec la politique de son prédécesseur, le climatosceptique Jair Bolsonaro, absent du sommet. Durant le mandat de celui-ci, l’affaiblissement de la législation environnementale et l’explosion de la déforestation ont contribué à isoler le géant sud-américain.

“Il n’y a pas de sécurité climatique pour le monde sans une Amazonie protégée. Nous ferons tout ce qu’il faudra pour réduire à zéro la déforestation et la dégradation de nos écosystèmes d’ici à 2030”, a promis Lula, tout en défendant une agriculture “régénératrice et durable”, développée en collaboration avec le puissant secteur de l’agrobusiness, un “allié stratégique”.

“Un soulagement”

Le président élu, qui a déjà gouverné le pays entre 2003 et 2010, a proposé d’organiser la conférence mondiale pour le climat de 2025 en Amazonie. Et demandé la création urgente d’un fonds spécifique pour aider les pays pauvres à faire face aux pertes et dommages provoqués par le changement climatique. “Nous ne pouvons plus reporter ce débat”, a-t-il affirmé.

Lula “s’est présenté en leader et a mûri dans le domaine environnemental et climatique”, observe une éditorialiste d’O Globo, pour qui le chef de la gauche brésilienne a “montré un chemin prometteur” pour le pays.

“Le discours de Lula rétablit le rôle du Brésil” sur la scène internationale, concède le quotidien de Rio de Janeiro dans son édito, tout en relativisant :

“ [Il] a dit ce qui était attendu. […] En temps normal, ça serait un discours prévisible. Après quatre ans de destruction de l’Amazonie sous Bolsonaro, c’est un soulagement.”

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