COP27 : ce qui bloque et ce que l’on peut espérer à deux jours de la fin du sommet sur le climat

© Emilie Madi/Reuters

Les négociations entrent dans la dernière ligne droite à Charm el-Cheikh. Dix jours après son lancement, en Égypte, la COP27 pâtit des nombreux clivages, notamment entre les États du Nord et ceux du Sud. Désormais, les ministres des 196 pays entrent en scène, pour tenter d’arracher un communiqué final le plus ambitieux possible pour le climat. La fin du sommet est prévue vendredi, mais les dirigeants choisissent fréquemment de jouer les prolongations. Blocages, signes d’espoir et maigres progrès : voici à quoi s’attendre.

Les blocages

Des objectifs toujours insuffisants

Avant l’ouverture du sommet, l’ONU avait calculé que les engagements des États conduisaient la planète vers une hausse des températures de 2,6°C… s’ils étaient respectés. Les politiques actuelles orientaient plutôt vers + 2,8°C, loin des objectifs de l’Accord de Paris de contenir le réchauffement « nettement en-dessous des 2°C » et de tout faire pour ne pas dépasser 1,5°C.

La COP27 ne devrait pas renverser la vapeur. Depuis un an, seuls une trentaine de pays ont revu leurs contributions à la hausse (voir plus bas), avec une grande absente : la Chine, plus grosse émettrice de CO2.

Des financements pas à la hauteur

Même sentiment de surplace sur la question des financements. Les pays en développement et/ou vulnérables exigent des pays riches qu’ils respectent leur promesse de porter à 100 milliards de dollars par an leur aide pour l’atténuation et l’adaptation au réchauffement.

Selon l’OCDE, en 2021, seuls 83,3 mil...


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