La COP27 à mi-parcours : les désaccords entre les pays peuvent-ils être résolus ?

À mi-parcours de la Cop 27 qui se tient jusqu'au 18 novembre, les pays tentent de conclure des accords significatifs pour lutter contre le changement climatique et limiter la hausse des températures.

La ministre égyptienne de l'Environnement, Yasmine Fouad, a déclaré que le plus grand défi pour l'Égypte, en tant que pays hôte, était de réussir à convaincre les négociateurs sur les différentes questions abordées lors de ce sommet.

La ministre a notamment indiqué que Le Caire s'efforçait de faire avancer le programme sur l'objectif d'une augmentation de la température de 1,5 degré d'ici la fin du siècle, conformément à l'accord de Paris.

"Le texte qui sera repris par les ministres lundi et ensuite par la présidence permettra de faciliter les discussions pour surmonter les difficultés. Soyez donc assurés que l'Égypte remplira son rôle pour combler ces fossés afin de faire avancer le programme. Mais cela dépend de nous tous", a expliqué Yasmine Fouad.

L'envoyé spécial des États-Unis pour le climat, John Kerry, a déclaré samedi que quelques pays se seraient opposés à la mention d'un objectif mondial de limitation du réchauffement à 1,5°C dans le texte officiel du sommet de la COP27 en Égypte.

"Il y a très peu de pays, mais quelques-uns, qui ont soulevé la question de ne pas mentionner tel ou tel mot", a-t-il déclaré.

Les "pertes et dommages", autre sujet décisif de la COP27

Avec ce sommet, pour la première fois, la possibilité d'une compensation financière pour les pays les plus touchés par le changement climatique est discutée.

"Ce qui est le plus important pour les Maldives et les petites îles, ce sont les négociations sur les pertes et dommages. Et il y a eu beaucoup de discussions sur cette question. Avant toute chose, avoir ce sujet à l'ordre du jour, c'est quelque chose qui n'était jamais arrivé auparavant", a dit Aminath Shauna, la ministre de l'Environnement des Maldives.

En 2009, à Copenhague, les pays riches avaient promis 100 milliards de dollars par an aux pays du Sud à partir de 2020. Mais selon l’OCDE, un peu plus de 83 milliards ont été mobilisés par les pays riches.

Cet argent est destiné à se concentrer sur l'atténuation (réduction de l'impact sur les émissions de gaz à effet de serre) et l'adaptation (prévention et minimisation des effets négatifs du changement climatique).

Le Sud global considère les réparations climatiques, qui concernent la destruction permanente, comme un troisième pilier distinct dans cette équation. C'est pourquoi ils exigent la création d'un tout nouveau fonds, totalement distinct des 100 milliards d'euros destinés à l'atténuation et à l'adaptation.

Il n'existe aucun chiffre convenu qui reflète l'ampleur réelle des pertes et des dommages, bien que certaines études aient évalué ce chiffre entre 290 et 580 milliards d'euros par an d'ici 2030, et jusqu'à 1 800 milliards d'euros d'ici 2050.