La COP26 s'est ouverte à Glasgow avec des discours alarmistes

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Après avoir accueilli Emmanuel Macron, Boris Johnson et Antonio Guterres ont officiellement lancé les travaux de la COP26. (Photo: via Associated Press)
Après avoir accueilli Emmanuel Macron, Boris Johnson et Antonio Guterres ont officiellement lancé les travaux de la COP26. (Photo: via Associated Press)

ECOLGIE - Six ans après l’accord arraché à Paris pour la COP21, les chefs d’État et de gouvernement ont à nouveau deux semaines pour tenter de sauver la planète. Reportée d’un an à cause de la pandémie de Covid-19, la COP26 s’est officiellement ouverte à Glasgow (Écosse).

Et sans surprise, la tonalité des premiers discours était la même: alarmiste. Hôte de sommet, le Premier ministre du Royaume-Uni a mis en garde ses homologues en reprenant à son compte les paroles déjà prononcées par la jeune militante suédoise Greta Thunberg: “Toutes les promesses ne seraient que du blablabla”, a déclaré Boris Johnson. Selon lui, un échec de cette conférence climat déboucherait dans le monde sur “une colère et une impatience incontrôlables”.

C’est pourquoi il a enjoint les dirigeants réunis à se mettre au travail. “L’humanité a longtemps joué la montre sur le climat. Il est minuit moins une et nous devons agir maintenant. Oui ce sera difficile. Oui non pouvons le faire”, a-t-il cependant lancé.

Il est temps de “sauver l’humanité

Le faire, oui. Mais quoi? Rien de moins que “sauver l’humanité”, a poursuivi le secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres. Il est temps de dire “assez”, a-t-il développé devant une centaine de dirigeants (dont Emmanuel Macron et Joe Biden) mais en l’absence de quelques-uns des gros pollueurs de la planète, comme la Chine, le Brésil et la Russie. “Assez de brutaliser la biodiversité. Assez de nous tuer nous-mêmes avec le carbone. Assez de traiter la nature comme des toilettes. Assez de brûler et forer et extraire toujours plus profond. Nous creusons nos propres tombes”, a tonné le Portugais.

La veille, il s’était dit déçu par la déclaration des membres du G20 dont les pays représentent 80% des émissions de gaz à effet de serre. Car s’ils ont réitéré leur ambition de limiter le réchauffement à 1,5 degré par rapport à l’ère pré-industrielle, ce cap pourrait être franchi avec 10 ans d’avance sur les prévisions faites à Paris, c’est-à-dire en 2030. Les engagements actuels des quelque 200 signataires de l’accord de Paris, s’ils étaient respectés, mèneraient à un réchauffement “catastrophique” de 2,7°C à la fin du siècle selon l’ONU.

Les regards se sont alors tournés vers le Premier ministre indien Narendra Modi qui a pris la parole en fin d’après-midi. En s’engageant à réduire plus vite les émissions de son pays, il accentuerait la pression sur la Chine, dont le président a boudé le déplacement jusqu’en Écosse. A la tribune, il a justement annoncé que l’Inde se fixait comme objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2070.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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