COP26. Comment refroidir l’Afrique ?

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Tous les ans en Afrique, des centaines de milliers de tonnes de produits agricoles sont perdus faute de transports et d’entrepôts frigorifiques. Un premier centre de formation de techniciens vient d’ouvrir au Rwanda, première étape pour doter le continent d’une chaîne du froid.

TECHNICIENS. Cela n’existait pas encore. Début 2022, va ouvrir à Kigali, capitale du Rwanda, le premier du continent africain. Ce nouvel institut sera dédié à la recherche de matériels adaptés à l’Afrique, son climat et ses réalités géographiques et techniques, aux moyens de diffusion des changements qu’implique pour les agriculteurs et les commerçants la possibilité de mieux conserver leurs récoltes, à l’émergence d’une véritable filière pour tout le continent et enfin - et surtout - à la formation de techniciens. La base : "il ne servirait à rien d’installer des machines si personne ne sait les utiliser et les réparer", rappelle Herman Hakuzimana, fonctionnaire du Ministère de l’environnement du Rwanda venu présenter la nouvelle institution à la COP26.

L’Afrique en particulier mais aussi l’ensemble de la ceinture tropicale vivent une véritable gabegie. A chaque récolte, des fruits, des légumes, des céréales restent dans les champs faute de transports même pour les marchés locaux. La FAO estime ainsi que 40% des produits agricoles sont perdus alors qu’ils pourraient être consommés par les populations locales, être transformés par l’industrie agro-alimentaire ou exportés. Ainsi, il y a peu d’échanges entre l’est du Rwanda où l’on produit des céréales et légumes et le nord, terre à pommes de terre. Les blocages que vit l’agriculture nationale ont particulièrement été visibles avec le programme lancé en 2009 où chaque foyer agricole a reçu une vache laitière. "Il y a eu surproduction et donc du lait jeté tout simplement parce que la production en excès n’a pu ni être conservée, ni acheminée dans les villes", raconte Herman Hakuzimana. . L’Institut en est la première pierre.

Une chaîne du froid peu émettrice de gaz à effet de serre

HFC. Les techniciens en premier donc. "L’Afrique fait face à un redoutable défi technique : sa chaîne du froid se doit d’être soutenable et donc ne doit émettre que peu de gaz à effet de serre, rappelle Torben Funder-Christensen, dirigeant[...]

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