COP26 : les populations autochtones du bassin amazonien portent des propositions de développement durable

·2 min de lecture

Poursuite de l’extraction minière et pétrolière, ou retour à la terre ? Les zones amazoniennes de l’Equateur et du Pérou font face à un choix qui est aussi celui de l’ensemble de la planète tel qu’il était discuté à Glasgow dans les négociations sur le climat.

HARMONIE. Qu’est ce que cela veut dire concrètement de "laisser le pétrole dans le sol" ? Et "vivre en harmonie avec la nature" ? Le slogan des ONG environnementales et la bannière sous laquelle se rangent les conventions onusiennes adoptées en 1992 à Rio de Janeiro résonnent fortement dans les contreforts des Andes, plongeant dans la forêt amazonienne. A cheval entre Equateur et Pérou, il y a là les plus exceptionnelles forêts tropicales d’altitude riches d’une biodiversité unique au monde. Il y a aussi dans le sol, du pétrole, du cuivre et de l’or. Ces ressources, les grandes compagnies minières et pétrolières se les disputent depuis plus d’un demi-siècle, faisant fi des peuples autochtones. A Glasgow, leurs représentants sont venus présenter leur alternative à l’exploitation de cette région.

"Nous n’avons fait jusqu’à présent que nous opposer aux entreprises détruisant notre environnement, nous avons manifesté, porté plainte, obtenu des condamnations devant les tribunaux, rappelle Belen Paez, directrice de la . Nous arrivons aujourd’hui à la COP26 avec une vraie contre-proposition de développement qui s’appuie sur la lutte contre le changement climatique et la préservation de la biodiversité". En septembre 2021, un document de 166 pages intitulé a été déposé sur les bureaux des présidents équatoriens et péruviens, deux signataires de l’Accord de Paris. A l’intérieur, le rappel des engagements nationaux de réduction des gaz à effet de serre publiés par les deux Etats, et un plan pour y arriver : stopper l’exploitation minière, promouvoir une économie de la nature.

Des décennies de conflits larvés entre industriels et autochtones

QUECHUAS. Ces bassins sacrés de l’Amazone, ce sont 35 millions d’hectares où naissent le Maranon, le Napo, le Pastaza, issus des glaciers andins qui constitueront le fleuve Amazone. 600.000 indigènes vivent ici de près de 30 nations différentes dont les dernières communautés qui restent sans contact avec le monde extérieur. Depuis plus de[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles