COP26: cette photo des dirigeants du G20 ulcère la gauche

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A l'issue du sommet du G20, dimanche 31 octobre à Rome, les dirigeants ont pris la pose devant la Fontaine de Trévi. Un cliché largement commenté par la gauche française.  (Photo: Guglielmo Mangiapane via Reuters)
A l'issue du sommet du G20, dimanche 31 octobre à Rome, les dirigeants ont pris la pose devant la Fontaine de Trévi. Un cliché largement commenté par la gauche française. (Photo: Guglielmo Mangiapane via Reuters)

ÉCOLOGIE - C’est un geste et une photo comme en font les millions de touristes qui vont chaque année à Rome. Superstitieux ou non, ils se positionnent dos à la fontaine de Trévi, et jettent -de la main droite- une pièce de monnaie pour tenter de s’attirer les bonnes grâces de Neptune.

Sauf que cette fois, ce sont les plus grands dirigeants de la planète (dont Emmanuel Macron, Joe Biden et Angela Merkel) qui ont pris la pose à l’issue du sommet du G20 qui s’est déroulé dans la capitale italienne. Et à quelques heures de l’ouverture de la COP 26 à Glasgow, le cliché a donné lieu à une interprétation militante qui a mis de nombreuses personnalités de la gauche française dans tous leurs états.

Tout est parti de ce tweet de Bruno Macaes, ancien secrétaire d’État portugais aux affaires européennes (2013-2015) qui lie le geste des chefs d’État et de gouvernement à la lutte -qu’il considère minimaliste- contre le réchauffement climatique. “Les dirigeants mondiaux lancent une pièce à Trévi pour avoir de la chance dans la lutte contre l’urgence climatique”, écrit-il.

Aussitôt, de nombreux élus français à la fibre écologiste ont repris cette interprétation à leur compte pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme un échec du G20 à prendre à bras le corps le défi climatique.

On peut ainsi citer le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou ou la finaliste à la primaire écolo Sandrine Rousseau qui dénoncer pour sa part “l’indécence” des dirigeants.

Eurodéputée de la France insoumise, ancienne porte-parole de l’ONG Oxfam, Manon Aubry y voit aussi une allégorie de la lutte des dirigeants du G20 contre le changement climatique. Son collègue au Parlement européen, Raphaël Glucksmann, dénonce “l’impuissance volontaire des hommes de pouvoir en une image”. “Cette image résume l’inversion des rôles à la lumière de la question climatique. Les gens censés incarner le sérieux (les dirigeants en costume) s’avèrent comiques, quand ceux qui sont supposés être légers (« on est pas sérieux quand on a 20 ans ») prennent la crise au sérieux...”, a-t-il écrit sur Twitter.

Directeur de campagne du candidat communiste à la présidentielle (Fabien Roussel), l’élu parisien Ian Brossat opte pour sa part pour l’ironie.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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