COP26 : les pertes et dommages, un sujet de discorde Nord/ Sud

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Les impacts du changement climatique se font d’ores et déjà sentir sur l’activité humaine. Les pays du sud réclament des états développés l’indemnisation des dégâts occasionnés chez eux par des émissions de gaz à effet de serre dont ils ne sont pas responsables. Les Tuvalu et Antigua-et-Barbuda ont décidé de porter plainte.

EXTRÊMES. Les "pertes et dommages" s’incrustent dans les négociations climat de la Les "pertes et dommages", c’est la prise en charge par les pays riches des dégâts qu’occasionnent aujourd'hui les tempêtes extrêmes et la montée du niveau des océans qui touchent déjà les pays tropicaux. "Ce que nous essayons d’obtenir ici, c’est un résultat juste et ambitieux, estime Yamide Dagnet, directeur climat au. Cela ne consiste pas seulement à préserver la cible des 1,5°C de hausse des températures, il faut aussi être capable de s’adapter et de réduire les pertes et dommages inévitables provoqués par le changement climatique". Sur cette question, la COP26 peine à sortir du dialogue de sourds entre pays riches et pauvres.

A Glasgow, les positions sont pour l’instant figées. Les pays développés estiment que cette question a déjà un cadre : le fonds d’adaptation de 100 milliards de dollars par an, un montant qui sera atteint, voire dépassé, en 2023. Ces sommes sont destinées à préparer les pays en voie de développement aux impacts d’un climat plus violent qui affecteront profondément les infrastructures, les bâtiments et les activités économiques. Les sécheresses plus longues et plus intenses, les inondations des littoraux, les perturbations des moussons africaines et indiennes, les tempêtes vont d’abord frapper les pays du sud beaucoup moins préparés que des Etats développés bénéficiant pourtant pour la plupart d’entre eux d’un climat plus tempéré.

Un débat vieux de plus de vingt ans resté irrésolu

SCIENCE. Les fonds d'adaptation ne seront dépensés que dans quelques années. Les pays en voie de développement font remarquer qu’ils sont frappés dès à présent par des évènements extrêmes. Il faut donc ouvrir une autre ligne budgétaire destinée à réparer les destructions actuelles. La question est ouverte depuis plus de 20 ans. Elle a reçu une première réponse en 2013 avec l’adoption du , siège de la COP19 où la communauté internationale s’est entendue pour améliorer la connaissance[...]

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