COP25 : faut-il fixer un tarif universel du carbone pour sauver la planète?

LExpress.fr
Les émissions de carbone peuvent être échangées entre pays au sein de "marchés carbone" jugés peu efficaces. Certains plaident pour un prix unique de la tonne de CO2.

C'est le genre de nouvelle que l'on finit par accueillir d'un haussement d'épaules. Les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) d'origine fossile ont encore augmenté et devraient atteindre un nouveau record pour l'année 2019. Si cette mauvaise nouvelle est aussi ponctuée d'une bonne - la croissance de ces rejets a ralenti cette année -, cette annonce montre qu'il sera bien difficile de tenir les engagements de réductions des gaz à effet de serre pris par les différents pays signataires de la COP21. 

Le CO2, le principal gaz responsable du réchauffement climatique, est d'ailleurs à l'agenda lors de la conférence des Nations Unies pour le climat (COP25) qui se tient cette semaine à Madrid. La COP 21 correspondait en 2015 au temps des engagements, la COP25 doit, cette fois, finaliser les règles d'application des engagements pris par chaque pays à Paris. Cette semaine, les différentes parties prenantes doivent notamment s'accorder sur les nouvelles règles à établir pour les marchés carbone.  

Un "droit à polluer"

Car depuis plusieurs années, ces mécanismes, permettant les échanges de quotas entre les pays qui polluent le moins et ceux qui polluent le plus, ont montré leurs limites. Pour faire payer le carbone et participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), un marché de quotas que l'on qualifie parfois de "droit à polluer" a été mis en place. "La mise en place du marché des échanges de quota d'émission européen avait pour but de mettre un plafond sur les émissions des secteurs les plus intensifs en émissions, comme la production d'acier, de ciment, d'aluminium ou d'électricité. Plutôt que de donner des objectifs par entreprise, ce marché fixe un plafond général avec la possibilité d'échanger les quotas entre les entreprises", résume Céline Guivarch, directrice de recherche au Centre international de recherche sur l'environnement et le développement (Cired). Depuis le protocole de Kyoto, en 1995, un tel système existe aussi à l'échelle interna...Lire la suite sur L'Express.fr

COP25 : faut-il fixer un tarif universel du carbone pour sauver la planète?

Energies fossiles : comment la Banque européenne d'investissement veut changer la donne

Afyren, la chimie verte pour remplacer le pétrole

VIDÉO. L'épuisement du phosphore, histoire d'une bombe à retardement écologique