COP15 sur la biodiversité : après la COP27 sur le climat, un sommet mondial pour sauver le vivant

AFP/Archives - EVARISTO SA

Les 195 Etats signataires de la Convention sur la diversité biologique se réunissent à partir du 7 décembre 2022 à Montréal pour décider d’un cadre d’action destiné à stopper l’érosion de la biodiversité d’ici 2030. L’objectif implique des changements en profondeur de l’exploitation de la nature par l’Homme.

Montréal ressemblera-t-elle à Copenhague ou à Paris ? Les négociateurs et les observateurs de la COP15 qui s’ouvre ce 7 décembre 2022 vont se poser la question jusqu’aux toutes dernières heures du 19 ou 20 décembre prochain, date officielle de clôture. Les Etats vont en effet devoir décider de la création d’un cadre d’action pour la préservation de la biodiversité sous l’égide de la Convention sur la diversité biologique (SDB) adoptée à Rio de Janeiro en 1992. Plane donc la comparaison soit avec l’échec des négociations sur le climat à Copenhague en 2009, soit avec l’adoption triomphale de l’Accord de Paris en 2015 qui entrera pleinement en vigueur en 2023. "Il s’agit d’un exercice similaire d’adoption d’objectifs communs que chaque Etat devra mettre en œuvre chez lui avec un système de mesure, de rapportage auprès de la convention biodiversité et de vérification des efforts accomplis", résume Sébastien Treyer, directeur de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).

Le texte en cours d’élaboration comporte quatre objectifs et 22 cibles. Les objectifs généraux visent à stopper l’érosion de la biodiversité d’ici la fin de la décennie, à entamer une restauration des milieux dégradés, à exploiter durablement et équitablement les ressources dont dépend l’humanité en alimentation, énergie, médicaments, matériaux divers (laine, coton, bois, etc.) et enfin à partager les bénéfices issus de l’exploitation de molécules naturelles avec les populations autochtones vivant dans les milieux d’où elles sont extraites. Les 22 cibles englobent l’ensemble des activités humaines. "Car nous dépendons très fortement de ce que la nature nous fournit, rappelle Hélène Soubelet, directrice scientifique de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB). Ainsi, l’Homme exploite 50.000 espèces végétales et animales dont 10 à 12.000 pour son alimentation".

La destruction de la nature provoque des pertes énormes pour l'économie mondiale

Selon un rappor[...]

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