COP 25 : préférons une écologie populaire et juste à une écologie néolibérale

Crédits : Oscar Gonzalez / NurPhoto / AFP

La COP 25 qui s’ouvre ce 2 décembre à Madrid illustre l’intrication des questions sociales et climatiques. Présidé par le Chili, le sommet se tient en Espagne car le pays sud-américain est secoué par des mobilisations de masse et une violente répression.

Révoltes sociales, écologiques et démocratiques

Le Chili est un pays emblématique. C’est là-bas, dans les années 1970, sous la dictature Pinochet, que le néolibéralisme a fait ses premières victimes. Avec les encouragements des économistes de l’école de Chicago les budgets sociaux sont sabrés, les entreprises publiques privatisées, les retraites par capitalisation favorisées... En 1990, la dictature chute, mais le néolibéralisme reste. Aujourd’hui, c’est un des pays les plus inégalitaires du monde.

C’est contre cet état de fait que se dresse le peuple chilien, contre la tyrannie du libre marché et la dépossession des biens communs à l’origine des inégalités extrêmes qui gangrènent la planète, de Santiago à Paris.

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Le lien entre révoltes sociales contre le néolibéralisme et délocalisation de la COP 25 n’est pas fortuit. Les politiques publiques pour contenir les effets du changement climatique et la destruction de la planète sont aujourd’hui dans une impasse. Certains gouvernements, à l’instar des États-Unis, choisissent purement et simplement de fermer les yeux. Mais même en Europe, où il existe un large consensus sur le diagnostic, les actions engagées sont en échec. Ainsi en France, en 2018, les émissions dépassaient de 4,5% les engagements déjà insuffisants pris à Paris lors de la COP21 de 2015.




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