Copé sur Bygmalion: "Si j'avais su, j'aurais demandé d'arrêter cette folie"

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L'ex-patron de l'UMP a toujours affirmé avoir appris en mai 2014 seulement, et dans la presse, la mise en place d'un système de fausses factures pour faire payer à l'UMP des factures de la campagne du candidat Sarkozy, afin d'éviter l'explosion du plafond de dépenses autorisées. Face au tribunal, il ne varie pas d'un iota dans ses explications.

"En une seconde, j'ai appris ce qui m'avait été caché depuis deux ans"... Témoin très attendu au procès sur les dépenses excessives de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, Jean-François Copé a répété mercredi devant le tribunal qu'il avait été strictement tenu à l'écart du scandale Bygmalion. "Si j'avais su, à la minute, j'aurais demandé d'arrêter cette folie et je serais allé voir Nicolas Sarkozy pour lui dire que je ne l'acceptais pas", a martelé l'ancien patron de l'UMP (devenue Les Républicains), costume sombre et chemise claire, à la barre de la 11e chambre.

Contrairement à l'ex-président Sarkozy jugé pour "financement illégal de campagne" et 13 autres prévenus - anciens cadres de l'UMP et de Bygmalion notamment - Jean-François Copé a bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire. L'ex-patron de l'UMP a toujours affirmé avoir appris en mai 2014 seulement, et dans la presse, la mise en place d'un système de fausses factures pour faire payer à l'UMP des factures de la campagne du candidat Sarkozy, afin d'éviter l'explosion du plafond de dépenses autorisées. Face au tribunal, il ne varie pas d'un iota dans ses explications.

A la barre, Copé tacle les avocats de la défense

"Ceux qui devaient tirer la sonnette d'alarme ne l'ont pas fait", explique le maire de Meaux d'un ton ferme, voire pugnace. "Je ne me pouvais pas imaginer que l'équipe qui m'entourait puisse me cacher la vérité". "Un cercle de confiance, c'est par nature un cercle de vulnérabilité". Apprendre qu'il avait été "tenu à l'écart d'une opération ayant conduit à des pratiques illégales" reste "le souvenir le plus douloureux" de sa vie professionnelle, dit-il encore. Il se souvient des explications avec son directeur de cabinet Jérôme(...)


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