La coopération scientifique Israël-États-Unis élargie aux colonies cisjordaniennes

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L’ambassadeur américain en Israël a signé ce mercredi 28 octobre un document étendant la coopération scientifique américaine à l’ensemble des établissements israéliens. L’université d’Ariel, située dans une colonie, pourra donc bénéficier de fonds américains.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

En droit international, les territoires conquis par Israël en 1967 la Cisjordanie, la bande de Gaza et le plateau du Golan sont considérés comme occupés. Dans leur coopération, les partenaires d’Israël veillaient donc à ne pas financer de projets israéliens au-delà des frontières internationalement reconnues du pays.

Mais ce mercredi, les États-Unis ont « retiré les restrictions géographiques » à leur coopération scientifique avec Israël, affirme l’ambassade américaine dans un communiqué. L'ambassadeur David Friedman a jugé qu'il s’agissait d’un « anachronisme », rappelant que l’administration Trump ne considère plus la colonisation comme contraire au droit international.

Une portée symbolique

Concrètement, l’accord a une portée assez limitée. Il n’existe qu’une seule université israélienne dans les colonies, celle d’Ariel. Et le principal partenaire scientifique d’Israël est l’Union européenne avec qui elle conserve une politique de non-contact avec cet établissement.

Mais l’importance de l’accord est avant tout symbolique et le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, avait fait le déplacement à Ariel pour l’occasion. « Nous sommes résolus à construire nos vies, notre patrie ancestrale et à ne jamais plus être déracinés d’ici », a-t-il déclaré.

Hanane Ashraoui, l’une des dirigeantes de l’Organisation de libération de la Palestine, dénonce « une reconnaissance claire de l’annexion israélienne des territoires palestiniens » et accuse l’administration Trump « d’implication active » dans « les crimes de guerre israéliens ».