Convocations à la DGSI : les journalistes sont-ils des justiciables comme les autres ?

franceinfo
Huit journalistes ont été convoqués en quatre mois par les services de renseignement français. Il leur est reproché d’avoir divulgué, dans leurs articles, des informations classées secret défense.

La liste des journalistes convoqués par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) s’allonge. Dernière en date, Ariane Chemin, du Monde, qui a appris mercredi 22 mai sa convocation le 29 mai pour un article lié à l’affaire Benalla. Comme à ses confrères de Disclose, Radio France ou "Quotidien", il lui est reproché d’avoir divulgué des informations classées secret défense. Mais une question se pose : ces professionnels de l'information sont-ils des justiciables comme les autres ?

C’est ce qu'estime la porte-parole du gouvernement. Il "est normal qu'un Etat protège un certain nombre de données nécessaires à des activités de défense extérieure et à des activités militaires", a déclaré Sibeth Ndiaye sur Europe 1, jeudi 23 mai.

"Une contribution d'intérêt général"

La loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 est pourtant censée protéger les sources des journalistes. L’article 2 de cette loi, modifiée en 2010, prévoit que "le secret des sources des journalistes est protégé dans l'exercice de leur mission d'information du public (...). Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d'intérêt public le justifie et si les mesures envisagées sont (...)

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