Convention sur la fin de vie : les 180 Français tirés au sort ont « progressé » dans leur réflexion

sante - Les participants doivent délibérer sur l’euthanasie, le suicide assisté, les soins palliatifs et les complexes enjeux éthiques qui les entourent

Ils sont 180 Français tirés au sort à avoir la lourde tâche de se prononcer sur la question délicate de la fin de vie. Ce dimanche soir, les participants à cette convention citoyenne ont très majoritairement exprimé avoir « progressé » dans leur réflexion sur ce sujet sensible, sans s’avancer sur le résultat final de leurs travaux.

Depuis 2016, la loi (Claeys-Leonetti) prévoit une « sédation profonde et continue jusqu’au décès » pour les malades en phase terminale et aux souffrances inapaisables, mais n’autorise ni l’euthanasie ni l’assistance au suicide. « Le cadre d’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? » : c’est à cette question que devront répondre les Français tirés au sort.

Jusqu’au 19 mars pour se prononcer

Depuis le 9 décembre et jusqu’au 19 mars, ces « citoyens » disposent de neuf week-ends de trois jours au Conseil économique, social et environnemental (Cese) pour se former, écouter des experts et délibérer sur l’euthanasie, le suicide assisté, les soins palliatifs et les complexes enjeux éthiques qui les entourent.

Le 8 janvier, un scrutin indicatif a suscité une polémique, certains y voyant la preuve que les jeux étaient faits en(...) Lire la suite sur 20minutes

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