Convention citoyenne sur la fin de vie : Borne n’a pas répété les erreurs de Macron

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POLITIQUE - Surtout, pas de promesses inconsidérées sur ce sujet des plus « graves et sensibles ». Ce vendredi 9 décembre, Élisabeth Borne a lancé dans les locaux du Conseil économique, social et environnemental (Cese) la Convention sur la fin de vie devant les 173 citoyens tirés au sort. La Première ministre s’est bien gardée de promettre que les propositions seront retenues « sans filtre ».

C’était à l’origine la promesse d’Emmanuel Macron lorsqu’en avril 2019, il a présenté son idée d’une convention climat. Un an plus tard, la déception était grande : la Convention a bien eu lieu, mais seulement 28 mesures ont été retenues sur les 149 soumises par les participants, selon Le Monde. Conséquence : une avalanche de critiques et l’impression pour certains d’avoir travaillé pour pas grand-chose.

Hors de question de reproduire la même erreur sur la fin de vie, et Élisabeth Borne l’a indiqué très clairement : « Votre rôle n’est pas de légiférer. Il est de prendre le temps de la réflexion approfondie, d’étudier tous les points de vue, d’explorer toutes les options et de faire des propositions. (...) Votre rôle est de faire entendre vos expériences et vos sensibilités, vos vécus et vos points de vue », a déclaré la cheffe du gouvernement.

« Les réflexions que vous conduirez et les propositions que vous ferez, constitueront pour mon gouvernement un éclairage majeur », assure la Première ministre, soucieuse de montrer aux participants l’utilité des débats. Elle s’est ainsi engagée à revenir devant les membres de la Convention « pour vous présenter les suites qui seront données à vos travaux et vous éclairez sur la prise en compte de vos réflexions et recommandations. »

Borne « s’engage » à la transparence sur l’utilisation des travaux menés

Les réflexions de la Convention citoyenne seront tournées autour de cette question : « Le cadre d’accompagnement de fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? ». « Répondre à cette interrogation vous conduira à évoquer de nombreux sujets », comme l’accès aux soins palliatifs, les exigences éthiques ou encore l’accompagnement dans le deuil, a énuméré la locataire de Matignon.

Au-delà de cette convention, d’autres acteurs, y compris des patients, des soignants et des parlementaires sont consultés par l’exécutif. « Ces échanges vont contribuer à la décision que prendra le gouvernement sur la nécessité » de modifier la loi Claeys Leonetti sur la fin de vie, « ou non » indique Élisabeth Borne. In fine, « c’est la représentation parlementaire qui tranchera », insiste-t-elle. Olivier Véran, en charge du Renouveau démocratique et Agnès Firmin Le Bodo, ministre déléguée responsable des professionnels de santé, seront chargés d’assurer le lien.

« Face au travail qui vous attend, je n’aurais qu’une recommandation : soyez libres », a affirmé la Première ministre. « Libres de vous émanciper des idées reçues, de dire vos doutes, vos désaccords, de partager vos expériences, de vous laisser convaincre, et bien sûr, surtout, de défendre vos opinions, vos convictions, dans le souci du bien commun », a-t-elle ajouté.

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