La convention citoyenne sur le climat va-t-elle se transformer en piège politique pour Macron?

Le chef de l'Etat a rendez-vous avec la convention citoyenne. Vendredi, d'abord, Emmanuel Macron sera auditionné par les 150 Français qui composent cette assemblée chargée de proposer des mesures pour lutter contre le dérèglement climatique. Puis, surtout, au moment de la fin des travaux, au printemps, la dernière réunion destinée à présenter les mesures nées de ces ­réflexions étant prévue les 3 et 4 avril. Objectif fixé par le ­gouvernement : "Réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici à 2030 par rapport à 1990", le tout dans un esprit de "justice sociale".

L'enjeu est de taille pour la majorité

Certains Marcheurs redoutent déjà de voir l'initiative se transformer en piège politique. Car au moment de lancer l'initiative à l'issue du grand débat national post-Gilets jaunes, en avril, Macron avait promis que les propositions issues de la convention citoyenne seraient soumises "sans filtre, soit au vote du Parlement, soit à référendum, soit [à] application réglementaire directe".

L'enjeu est de taille pour un exécutif qui peine à convaincre l'opinion de son engagement écologique ; et le sujet, explosif : c'est la mise en place d'une taxe carbone qui avait déclenché le mouvement des Gilets jaunes. Et dès le lancement de la convention citoyenne, des ­associations ­environnementales avaient critiqué la démarche. "La profusion de déclarations et d'instances est la parfaite ­illustration des manœuvres dilatoires du gouvernement", estimait par exemple Greenpe...


Lire la suite sur LeJDD