Convention citoyenne pour le climat: pour Elisabeth Borne, un référendum est "envisageable"

Mélanie Rostagnat
Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire - ERIC PIERMONT / AFP

Rénovation énergétique des logements, interdiction de la publicité sur écran dans l'espace public, renforcement du bonus-malus sur les véhicules... Après plusieurs mois de travail, interrompus par la réforme des retraites et le confinement, les 150 personnes tirées au sort pour mener la convention citoyenne sur le climat se réunissent ce vendredi et jusqu'à dimanche pour voter les propositions sur le climat et la justice sociale qu'ils ont élaborées. Ces mesures, qui seront ensuite soumises au gouvernement, pourraient faire l'objet d'un référendum, a indiqué ce vendredi sur France info la ministre de la Transition écologique et solidaire.

"Un référendum est envisageable si les citoyens le demandent", a affirmé Elisabeth Borne qui estime qu'un référendum sur les enjeux écologiques "serait très bien".

Jugeant "important" que les Français soient "acteurs de propositions", la ministre a précisé que certaines de ces mesures étaient "finalisées". "La logique, c'est qu'elles soient transmises sans filtre, soit au Parlement, soit à référendum", a-t-elle poursuivi.

De son côté, Emmanuel Macron s'est déjà dit à plusieurs reprises favorable au recours au référendum pour certaines propositions de la Convention. En janvier dernier, lors d'une rencontre avec les 150 citoyens, le chef de l'Etat avait estimé qu'il faudrait "sur quelques mesures en appeler à un référendum, car c'est ce qui permettra de partager avec tout le monde la préoccupation sur le sujet".

Article original publié sur BFMTV.com