Contrefaçon : "C'est beaucoup moins dangereux sur le plan pénal" que la drogue pour les trafiquants

franceinfo
"Il ne s'agit pas uniquement d'un gadget, il s'agit d'une industrie mondiale ayant pour fonction de blanchir de l'argent", explique un chercheur.

Les fabricants, soutenus par les douaniers, lancent lundi 15 juillet leur 20e campagne d'information pour alerter sur les contrefaçons. Ces copies ont coûté 6 milliards et demi d'euros à la France l'an dernier et 35 000 emplois. Après les États-Unis, la France est le pays le plus copié. Jean-Noël Kapferer, chercheur à l'INSEEC Business School, explique à franceinfo lundi qu'il "ne s'agit pas uniquement d'un gadget, il s'agit d'une industrie mondiale ayant pour fonction de blanchir de l'argent". "C'est beaucoup moins dangereux sur le plan pénal" que la drogue pour les trafiquants.

L'impression d'une "très bonne affaire"

Dans six cas sur dix, celui qui achète le produit sait que c'est un faux. Une des choses qui attirent est la "très bonne affaire. La contrefaçon, tant qu'on ne connaît pas l'arrière-boutique, où c'est fabriqué, dans quel circuit malsain et où va l'argent, on a l'impression qu'on est dans un monde de bisounours où on a enfin une très bonne affaire". Le chercheur ajoute que les acheteurs "oublient quelle est la fonction de la marque. La fonction innovante, qualité, normes. Tout ce qui enchérit le prix, ce sont les normes auxquelles les marques sont soumises".

Les contrefaçons n'obéissent à aucune norme sauf celle de trouver des pigeons (...)

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