Contrecoup. Le brasseur japonais Kirin ne fera plus affaire avec l’armée birmane

Courrier international (Paris)
·1 min de lecture

Pour dénoncer le coup d’État en Birmanie, le géant japonais de la bière annonce mettre un terme à son partenariat avec un conglomérat lié aux militaires.

Moins d’une semaine après le coup d’État militaire et l’arrestation de la cheffe du gouvernement Aung San Suu Kyi, l’un des plus grands brasseurs au monde, le japonais Kirin, “profondément inquiet des récents agissements de l’armée en Birmanie”, a annoncé vendredi 5 février qu’il comptait mettre un terme à son partenariat avec un conglomérat lié à l’armée birmane, rapporte la BBC.

À lire aussi: Coup d’État. La fin de la transition démocratique en Birmanie

Kirin possède 51 % des deux principales brasseries birmanes, la Myanmar Brewery Limited et la Mandalay Brewery Limited, en coentreprise avec le conglomérat Myanmar Economic Holdings. La première (et la plus importante en Birmanie) a réalisé un chiffre d’affaires de 32,6 milliards de yens en 2019 (257 millions d’euros) selon Kirin, et 6,8 % du bénéfice d’exploitation du groupe, précise le Nikkei Asia.

Les agissements de l’armée sont “contraires à nos normes et à notre politique concernant les droits humains”, écrit le brasseur dans un communiqué. “Nous avons décidé d’investir en Birmanie en 2015, estimant que, grâce à nos activités, nous pourrions apporter une contribution positive à la population et à l’économie du pays, alors qu’il entrait dans une période importante de démocratisation.”

Pression humanitaire

[...] Lire la suite sur Courrier international

À lire aussi :