Contre la réforme des retraites, des personnalités signent une tribune dans "Politis"

Adèle Haenel, Annie Ernaux et Valérie Damidot dénoncent la réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron dans une tribune parue dans « Politis ».

Annie Ernaux, Adèle Haenel, Guillaume Meurice et Corinne Masiero s’engagent contre la réforme voulue par Emmanuel Macron et qui fera l’objet d’une grève jeudi 19 janvier.

POLITIQUE - Eux aussi se mobilisent contre la réforme des retraites. Une centaine de personnalités ont signé une tribune parue dans l’hebdomadaire Politis à paraître la semaine du 19 au 25 janvier. Valérie Damidot, Annie Ernaux, Adèle Haenel, Guillaume Meurice ou encore Corinne Masiero dénoncent l’acharnement d’Emmanuel Macron « à imposer au pays une réforme des retraites dont les Français.ses ne veulent pas ».

« Toutes les versions du projet, déjà nombreuses, poursuivent le même but : le report de l’âge légal de départ à la retraite. L’objectif, à rebours de l’histoire sociale, est de faire travailler plus et plus longtemps des femmes et des hommes qui aspirent au repos et à donner libre cours à leurs projets dans un moment privilégié de la vie », dénonce le collectif dans la revue engagée à gauche.

Les signataires dénoncent le gouvernement, qui « tente de nous enfermer dans une querelle budgétaire et comptable », faisant ici référence à l’argument phare de l’exécutif : le recul de l’âge de la retraite permettra au système d’atteindre l’équilibre financier en 2030.

« Une réforme aussi injuste qu’inégalitaire »

Ceux qui se qualifient eux-mêmes d’intellectuels disent aussi « non » à cette réforme qui « va frapper plus durement ceux qui exercent les métiers les plus difficiles, usants – tant physiquement que psychologiquement –, et qui ont moins de chances de profiter d’une retraite paisible et de s’imaginer un avenir après 64 ans ».

Dans leur tribune, ils dénoncent encore une réforme qui n’est pas bénéfique pour les femmes, « qui ont les carrières les plus aléatoires, suspendues, contraintes aux temps partiels, souvent imposés, et qui seront les principales victimes de cette réforme aussi injuste qu’inégalitaire ». Élisabeth Borne avait pourtant assuré lors de la présentation du texte que les carrières des femmes seraient mieux prises en compte, un point qui fait largement débat.

Les signataires dénoncent enfin une réforme qui vise à plaire à la droite et concluent : « Pour toutes ces raisons, nous affirmons notre détermination à combattre ce projet de réforme archaïque et terriblement inégalitaire. » Jeudi 19 janvier, une grève massive est prévue par les syndicats.

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