Pour ou contre la grève? Le RN sur une ligne de crête

Le Rassemblement national a soutenu la mobilisation du 5 décembre. Certains de ses élus prennent toutefois leurs distances vis-à-vis de la grève.

La déclaration de Marine Le Pen, la semaine dernière, n'était guère ambiguë : «Je soutiens la grève, la mobilisation, la manifestation du 5 décembre», avait déclaré la présidente du Rassemblement national sur BFMTV. Pour un parti historiquement opposé aux syndicats, ce soutien revêtait une indéniable force symbolique. Toutefois, si la formation d'extrême droite se veut opposée à la réforme des retraites que doit détailler le gouvernement mercredi, elle semble encore réticente à embrasser les modes d'action de certains de ses adversaires héréditaires, CGT en tête.

Alors que la grève dans les transports se poursuivait lundi en causant d'importantes perturbations notamment à Paris, plusieurs cadres du Rassemblement national ont exprimé des réserves. L'eurodéputé Nicolas Bay a ainsi émis des doutes sur la pertinence de la grève. «On n'encourage pas la grève», a-t-il déclaré sur Sud Radio. «Je n'ai pas tellement envie d'être associé à la CGT de quelque manière que ce soit. (...) Le tête à tête entre la CGT et Macron, c'est exactement la stratégie de Macron. Le focus sur les régimes spéciaux, ça rend service à Emmanuel Macron. Parce que bien sûr qu'il y a quelques régimes spéciaux qui sont très contestables, certains qui devraient être supprimés ou réformés, mais le gros sujet c'est quoi? On veut casser le système de retraite par répartition», a expliqué l'élu RN.

La grève, "totalement archaïque" pour Nicolas Bay

«Je pense que la grève, telle qu'elle existe en France, (...) c'est un droit fondamental, d'accord, sauf que c'est une manière d'agir totalement archaïque. Si par exemple les cheminots faisaient la grève du contrôle des billets (...) je pense qu'ils se mettraient les Français de leur côté. (...) Parce que les(...)


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