Contre les féminicides, le 3919 bientôt ouvert 24 heures sur 24?

Anthony Berthelier / Le HuffPost avec AFP
An employee of the French Fédération Nationale Solidarité Femmes (National Federation for women's solidarity) receives calls of the French national domestic and sexual violence against women hotline 3919, in Paris on November 25, 2016, on the International Day for the Elimination of Violence against Women. / AFP / Patrick KOVARIK (Photo credit should read PATRICK KOVARIK/AFP/Getty Images)

POLITIQUE - C’était une demande des associations, et une interrogation du président de la République. Marlène Schiappa a annoncé ce mercredi 18 septembre lors d’un point presse consacré aux avancées du Grenelle contre les violences conjugales, que le numéro d’appel d’urgence pour les femmes victimes le 3919 devrait être ouvert ”à terme” 24 heures sur 24. 

La plateforme, qui ne fonctionne actuellement pas la nuit, permettra ainsi de venir en aide aux appels de personnes résidant en Outre-mer, gênées par le décalage horaire, a précisé la secrétaire d’Etat.

Cette question d’une permanence de nuit, avait été soulevée par Emmanuel Macron lors de sa visite au siège du centre d’appel lors de l’ouverture du Grenelle organisé par son gouvernement. “Vous pourriez ouvrir 24 heures sur 24 et vous étendre à cet étage?”, avait-il ainsi demandé après avoir passé deux heures à écouter les témoignages de victimes, et le refus obstiné d’un gendarme refuser à porter assistance à une femme en détresse. 

Réflexion sur le port d’armes

Marlène Schiappa s’est par ailleurs félicitée ce mercredi que le numéro 3919 ait connu une nette recrudescence depuis le lancement du “Grenelle”: 1661 appels enregistrés le 3 septembre, contre 150 à 200 par jour en temps normal, et cela n’a “pas décru” par la suite.

La secrétaire d’État a également souhaité lancé une réflexion sur le port d’armes. Les forces de l’ordre devraient pouvoir contrôler plus facilement si les hommes soupçonnés de violences conjugales possèdent une arme à feu, afin de réduire les risques de féminicide, a-t-elle estimé, dénonçant un “angle mort” des politiques de prévention.

“On a vu plusieurs cas de féminicides cette année qui montraient que, malgré les différentes plaintes, l’homme considéré comme violent avait toujours à sa disposition une arme, avec parfois des autorisations”, a déploré Marlène Schiappa. “C’est un sujet de préoccupation pour nous, sur lequel on doit pouvoir travailler”, d’autant que l’arme à feu est le mode...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post