Contre le coronavirus, le "traçage à la japonaise" est à l'étude en France

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Afin de mieux lutter contre l'épidémie, ne faudrait-il pas prendre la question des contaminations à rebours? Actuellement, les brigades de l'Assurance maladie sont chargées de la recherche des cas contact de toute personne positive au Sars-CoV-2, soit l'ensemble des relations que celle-ci aurait pu infecter à son tour. C'est le traçage classique, prospectif, effectué en France depuis le premier déconfinement.

Pourtant, nombre d'épidémiologistes l'assurent : on gagnerait à rechercher aussi l'origine des infections. Ce traçage rétrospectif (backward tracing) permet de savoir qui, en amont, a contaminé un patient et où ; voire d'identifier les "super-propagateurs" du Covid-19 et les lieux ou circonstances à risque. De sources concordantes, cette révolution conceptuelle est à l'étude à l'Assurance maladie.

Gagner du temps en retrouvant le "contaminateur originel" 

Ce tournant s'appuie sur différentes études scientifiques. Publiée dans la revue Nature en septembre, une des dernières en date suggère que 15 à 25% des infectés seraient responsables d'environ 80% des contaminations. Une minorité de malades contagieux placés dans des situations favorables à la propagation du Sars-CoV-2 – une rencontre à plusieurs dans un lieu clos et mal ventilé, par exemple – transmettraient ainsi le virus à une grande majorité. Suivant ce raisonnement, le responsable d'une contamination est à l'origine de beaucoup d'autres.

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A l'inverse, ceux qu'il conta...


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