Sur les amendes, Philippe appelle les policiers à "faire preuve de discernement"

Une policière contrôlant une personne à Paris, le 21 mars 2020.

CORONAVIRUS - Attention aux abus. En France, du 17 au 30 mars, pas moins de 5,8 millions de contrôles d’attestation de déplacements dans le cadre du confinement ont été réalisés. Au final, ce sont pas moins de 359.000 infractions relevées. Mais parmi elles, certaines ont été sources d’indignation sur les réseaux sociaux.

Entendu ce mercredi 1er avril par une mission d’information à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Edouard Philippe a appelé les forces de l’ordre  à “faire preuve de discernement” lors de leurs contrôles et l’application du confinement.

Sans qu’ils ne soient toujours vérifiables in-situ, plusieurs témoignages relatent des amendes infondées. C’est notamment le cas de ce patient d’une psychiatre, au RSA, qui dans un état d’angoisse important est allé consulter en urgence, et a écopé d’une amende de 135 euros. A Libération, la praticienne raconte que dans la précipitation, ce dernier avait coché deux cases pour justifier de son déplacement mais qu’en dépit une tentative de discussion, la policière n’a rien voulu entendre.

Des journalistes, pigistes et photographes ont également fait remonter les difficultés rencontrées dans le cas de certaines contrôles pendant l’exercice de leur métier.  

Sur Twitter, une jeune femme raconte également qu’en allant lui chercher des serviettes hygiéniques, son conjoint a été verbalisé. “Si madame en avait vraiment besoin elle a qu’à sortir les chercher elle-même”, ce serait-il vu rétorquer. D’autres font part de situation similaires en allant chercher des tests de grossesse ou même lors de courses au supermarché.

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