Contrairement à Mélenchon, Faure et Roussel veulent attendre avant de censurer Borne

Contrairement à LFI, Faure et Roussel veulent attendre avant de voter une motion de censure (Photo: via Associated Press)
Contrairement à LFI, Faure et Roussel veulent attendre avant de voter une motion de censure (Photo: via Associated Press)

Contrairement à LFI, Faure et Roussel veulent attendre avant de voter une motion de censure (Photo: via Associated Press)

POLITIQUE - Un peu trop vite en besogne. Les patrons du PS Olivier Faure et du PCF Fabien Roussel n’excluent pas de faire tomber le gouvernement d’Élisabeth Borne... mais attendent de voir le discours de politique générale de la Première ministre le 5 juillet, expliquent-ils ce mardi 21 juin. Un nouveau terrain propice aux dissensions avec leurs camarades insoumis?

“Je n’exclus pas (de voter la motion de censure que compte déposer LFI, NDLR). Je voudrais d’abord quand même qu’on sache ce que va dire Madame Borne, et je voudrais pouvoir en discuter avec nos partenaires Insoumis, communistes, écologistes”, temporise par exemple Olivier Faure sur franceinfo.

Le patron des roses, déjà réticent à la formation d’un groupe commun à la NUPES à l’Assemblée nationale, explique vouloir “discuter” de cette “proposition de LFI” pour voir “comment on peut l’articuler, l’intituler” et pour “comprendre” sa “motivation”.

“Mais ça me paraît assez logique qu’en début de quinquennat nous disions les uns et les autres où nous sommes, et nous sommes dans l’opposition”, souligne encore le député de Seine-et-Marne, réélu dimanche soir, laissant la porte (grande) ouverte.

Roussel espère encore un changement de cap

Côté communiste, le discours est similaire. Pourquoi pas, mais pas tout de suite. Fabien Roussel, qui n’a pas été prévenu au préalable de l’intention de LFI de déposer une motion de censure contre Élisabeth Borne, estime qu’il ne sera pas nécessaire de dégainer cet outil.

Selon lui, une telle motion ne sera pas nécessaire si la Première ministre demande la confiance par un vote à son discours de politique générale, ce qui n’est cependant pas obligatoire selon la Constitution (Michel Rocard ne l’avait pas fait en 1988, faute de disposer d’une majorité absolue).

Sur le fond, Fabien Roussel espère toujours un revirement à gauche avant de se prononcer. “Elle a la possibilité de changer. Il n’y a pas de blocage forcément des institutions. Ils ont quand même deux oreilles, ils peuvent entendre, et de la gauche, et de la droite, ce qui se dit dans le pays”, veut-il croire, sur RTL, ce mardi matin.

Pour le secrétaire national du PCF, “il faut qu’Élisabeth Borne entende que dans la France aujourd’hui, il y a beaucoup de colère et beaucoup d’attente de changement, et si elle reste sur les discours que nous avons entendus pendant l’élection présidentielle, pendant les élections législatives, alors elle sera battue, parce que nous voterons contre les propositions qu’il y aura dans son discours de politique générale”.

“S’il n’y a rien pour le pouvoir d’achat des Français, s’il y a encore la retraite à 65 ans, nous voterons contre ce discours de politique générale”, confirme-t-il, toujours sur RTL. Une affaire en bonne voie?

Pour que la motion de censure fonctionne, et fasse tomber le gouvernement d’Élisabeth Borne, la NUPES est dans l’obligation de la voter à l’unanimité et de trouver des alliés de circonstance chez le Rassemblement national ou chez les Républicains pour atteindre le seuil fatidique de 289 signatures.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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