Contrairement à Darmanin, Castaner n'aurait pas participé à la manif des policiers devant l'Assemblée

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Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, le 30 novembre 2020 à Paris (photo d'illustration) - Anne-Christine POUJOULAT © 2019 AFP
Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, le 30 novembre 2020 à Paris (photo d'illustration) - Anne-Christine POUJOULAT © 2019 AFP

Le chef de file des députés LaREM Christophe Castaner a salué ce mercredi "l'apaisement" nécessaire entre Gérald Darmanin et Audrey Pulvar tout en prenant ses distances avec le ministre sur sa participation à la manifestation de policiers et sa menace de plainte contre la candidate socialiste.

"Comme ministre de l'Intérieur, je ne crois pas que j'aurais été manifester devant l'Assemblée nationale", comme Gérald Darmanin le 19 mai, "surtout, et les faits l'ont montré, quand il s'agissait de mettre en cause, au fond, police-justice", a déclaré Christophe Castaner sur France Info.

"Nous avons besoin dans ce pays d'une police forte et d'une justice forte qui travaillent main dans la main", a-t-il ajouté.

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"Je comprends parfaitement que ce moment de rassemblement, de recueillement, impliquait que nous soyons présents, nous les forces politiques", a-t-il poursuivi, en rappelant que son "groupe était représenté" avec les députés Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot.

Castaner salue l'apaisement avec Pulvar

Christophe Castaner a en revanche adressé un satisfecit après le geste d'apaisement du ministre de l'Intérieur, critiqué au sein même du gouvernement pour avoir menacé de déposer plainte contre la candidate socialiste aux régionales en Ile-de-France Audrey Pulvar pour ses propos sur la police. Elle avait notamment jugé "assez glaçante" la manifestation policière devant l'Assemblée nationale.

Gérald Darmanin a tenté mardi d'éteindre la polémique en l'invitant à une rencontre qu'elle a acceptée.

"Il y a eu des critiques, des inquiétudes sur le fait même que le débat politique puisse être, pour les élections régionales, biaisé par cette plainte et par cette judiciarisation du débat politique, il fallait apaiser, il l'a fait, c'est bien ainsi", a jugé Christophe Castaner.

"J'appartiens à ces femmes et ces hommes politiques qui considèrent que le débat politique doit être politique et que le juge du débat politique, c'est l'électeur, c'est pas le magistrat", a-t-il ajouté. "Inviter au dialogue, c'est jamais un rétropédalage", a estimé pour sa part au micro de Sud Radio la députée LaREM Aurore Bergé, ajoutant que les propos tenus par Audrey Pulvar "ne sont pas dignes d'une candidate à la présidence de la région Île-de-France".

Article original publié sur BFMTV.com

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