Contraception : la voie tortueuse de la stérilisation

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Contraception : la voie tortueuse de la stérilisation
De Morgen Magazine

“Et les enfants, c’est pour quand ? ”

Cette fameuse question, “toutes les femmes la connaissent ou l’ont déjà entendue, observe De Morgen Magazine. Parmi elles, celles qui répondent qu’elles ne veulent pas d’enfants récoltent généralement de l’incompréhension”.

“On part du principe que tout le monde est doté d’une horloge biologique, qui finira par se déclencher, observe la psychologue et sexologue Ciska De Smedt, interrogée par le journal. Aux femmes qui, elles, veulent des enfants, on ne demande jamais pourquoi.”

L’hebdomadaire du journal belge De Morgen consacre sa une cette semaine à celles qui, convaincues qu’elles ne veulent pas ou plus d’enfants, ont décidé de se faire stériliser – opération qui se fait le plus souvent par ligature des trompes de Fallope.

“On ne sait jamais quand le prince charmant peut débarquer”

De Morgen Magazine se penche plus particulièrement sur le cas des patientes les plus jeunes, qui ont parfois bien du mal à convaincre leur médecin que leur décision est irrémédiable.

“Pour les jeunes femmes, on opte toujours, d’abord, pour un stérilet, explique un gynécologue. C’est une opération plus sûre et le risque de grossesse est encore plus faible. Si une femme de moins de 35 ans et sans enfants me demandait une stérilisation, je refuserais. On ne sait jamais quand le prince charmant peut débarquer.”

“Pas sûr que le désir d’enfant ait beaucoup à voir avec la venue du prince charmant”, réplique De Morgen Magazine. Qui constate que le nombre de stérilisations pratiquées en Belgique a chuté de 1 534 en 2011 à 1 223 en 2018. “Et ce alors que toutes les femmes ne supportent pas forcément bien la contraception hormonale.”

Le risque de regrets

D’après une enquête américaine, poursuit l’article, “14 % des femmes qui se sont fait stériliser se renseignent ensuite pour inverser l’intervention. Les remords seraient quatre fois plus fréquents chez les 18-24 ans que chez les plus de trente ans”. C’est la raison pour laquelle nombre de médecins ne veulent pas s’y risquer. “Mais est-ce juste ? interroge le journal. Doit-on refuser toute opération de stérilisation au motif qu’il y a une possibilité que la patiente le regrette ?”

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