Un contrôle technique "plus simple" pour les 2 roues, promet le gouvernement

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Des motards, qui manifestent ici contre le stationnement payant pour les deux-roues, à Paris le 6 décembre 2020. (Photo: NurPhoto via Getty Images)
Des motards, qui manifestent ici contre le stationnement payant pour les deux-roues, à Paris le 6 décembre 2020. (Photo: NurPhoto via Getty Images)

TRANSPORTS - Le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a prôné ce vendredi 3 septembre une formule “plus simple” pour remplacer le contrôle technique des deux-roues, dont le gouvernement a décidé la suspension le 12 août un jour après l’avoir annoncé.

“Il n’y aura pas de contrôle technique tel qu’il était envisagé”, a confirmé Jean-Baptiste Djebbari sur RMC. “On va complètement le refondre, on va repenser le dispositif. (...) On va faire différemment”, a-t-il ajouté.

“L’objectif, c’est de faire mieux pour plus simple”, a-t-il précisé, notant que la mesure était dictée par “une vieille directive” européenne.

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Le ministre des Transports veut en particulier “travailler sur un module sur la sécurité routière” qui serait intégré au permis de conduire. Il va en discuter avec les fédérations de motards qu’il doit rencontrer vendredi après-midi, a-t-il noté.

Sur le volet environnement, le ministre a souhaité “des mesures incitatives”, évoquant “des aides pour faire la conversion des scooters en scooters électriques”. Il s’agit d’“une logique d’accompagnement et d’incitation et pas d’interdiction”, a-t-il insisté.

Des motards en colère

Le contrôle technique bisannuel avait été instauré par décret le 11 août pour une entrée en vigueur progressive à partir de 2023. Il devait s’étendre à tous les véhicules motorisés à deux, trois et quatre roues, scooters de 50 cm3 et voitures sans permis compris.

Cette mesure publiée dans le Journal officiel au cœur de l’été avait provoqué la grogne des fédérations de motards.

“Après avoir découvert cette mesure, le président de la République (Emmanuel Macron) a décidé que ce n’était pas le moment d’embêter les Français”, avait ensuite avancé un conseiller de l’exécutif pour justifier sa suspension le lendemain.

Exigé par l’Union européenne depuis 2014 pour améliorer la sécurité routière, protéger l’environnement et limiter les nuisances sonores, le contrôle technique des deux-roues motorisés est déjà appliqué dans de nombreux pays voisins.

La plupart des pays européens l’ont déjà mis en place, selon la Fédération européenne des associations de motocyclistes. La Finlande, l’Irlande et les Pays-Bas ont adopté des mesures alternatives pour réduire le nombre d’accidents, qui leur ont permis de le contourner.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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