Contrôle du pass sanitaire: Attal promet de la souplesse pour les établissements

·3 min de lecture
Le gouvernement assure qu'il sera
Le gouvernement assure qu'il sera

CORONAVIRUS - C’est une semaine cruciale qui s’ouvre en France dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, et notamment contre le variant Delta. Ce lundi 19 juillet est notamment présenté en Conseil des ministres le texte de loi qui doit entériner l’extension du pass sanitaire pour entrer dans les établissements culturels et de loisirs, dont les cinémas et restaurants, d’ici début août.

Cet élargissement du périmètre du précieux sésame a déclenché depuis son annonce par Emmanuel Macron, la colère de certains professionnels du secteur. Sur RMC, vendredi, le chef Philippe Etchebest a ainsi estimé qu’il serait difficile pour les personnels de la restauration d’effectuer ces contrôles. “On va devoir faire le travail de contrôle, dont on n’a pas la capacité. On ne peut pas remplacer la police”, a-t-il tonné. Il faut dire que l’enjeu est de taille puisque le non-contrôle du pass sanitaire peut entraîner une condamnation s’élevant à 45.000 euros d’amende et jusqu’à un an de prison pour le responsable de l’établissement.

Interrogé ce lundi sur franceinfo, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a néanmoins promis de la souplesse, au moins au début. “Il ne s’agit pas d’aller piéger les restaurateurs. D’aller piéger les responsables de ces établissements. L’objectif c’est de sanctionner des cas où il y aurait une volonté délibérée de ne pas appliquer les mesures”, a d’abord expliqué Gabriel Attal.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

“Dans les premiers jours, évidemment, il y aura de la souplesse. On sera dans l’accompagnement plutôt que dans la sanction. Mais ensuite, il y aura des sanctions si manifestement certains ne veulent pas appliquer les règles”, a ensuite ajouté le porte-parole de l’exécutif, assurant par ailleurs qu’une centaine de contrôles avaient déjà été effectués dans des discothèques depuis leur réouverture.

Faut-il s’attendre aussi à de la souplesse en matière d’amende? Ce lundi, deux autres ministres se sont également montrés plutôt mesurés face au montant de l’amende de 45.000 euros. Invité de France 2, le ministère de l’économie, Bruno Le Maire a jugé ce montant “excessif”. Les sanctions “doivent être dissausives, mais il ne s’agit pas de tomber dans l’excès: 45.000 euros ça me semble excessif”, a-t-il déclaré. Le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, invité de la matinale de BFM TV, semblait d’accord.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

“Personne ne pense qu’un restaurateur est un criminel, personne ne pense qu’un restaurateur est un délinquant (...) C’est un dernier recours, c’est un ultime recours, après une gradation de mesures. On prévoit des peines. L’idée c’est que le message soit dissuasif, mais on ne les applique pas dans toute leur rigueur la première fois (...) Ce n’est pas 45.000 euros d’amende qui seront infligés aux restaurants le 1er ou le 5 août, on regardera au cas par cas”, a-t-il promis.

À voir également sur Le HuffPost: Contre le pass sanitaire, des milliers de manifestants dans toute la France

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

LIRE AUSSI

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles