"On continue à les opérer" : trois semaines après la fin des combats au Haut-Karabakh, des milliers de soldats arméniens restent hospitalisés

Eric Biegala
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Au Haut-Karabakh, les combats se sont arrêtés depuis le cessez-le-feu du 9 novembre et les Arméniens ont commencé à rétrocéder à l'Azerbaïdjan certains territoires pris en 1994. Depuis, plusieurs milliers de blessés arrivent à Erevan, la capitale arménienne, pour se faire soigner, même si le nombre total de victimes de guerre, morts et blessés, est encore un secret d'Etat en Arménie.

Des blessés atteints par le Covid-19

A l'hôpital Erebuni, le plus important du pays, on ne donne pas de chiffre mais le docteur Georges Abkarian, médecin réanimateur français venu prêter main forte, lâche quelques détails édifiants : "Il y a des soldats qui sont venus avec des blessures et qui avaient le covid. On s'est battus contre le coronavirus et les blessures." L'heure n'est plus à la chirurgie d'urgence mais à la réhabilitation des blessés poursuit-il. "Il y a beaucoup de séquelles, on continue à les opérer. Il y a une équipe qui arrive ce soir avec des orthopédistes et des plasticiens. On essaye de les réopérer pour une meilleure rééducation après."

Garo, 27 ans, a été victime d'un tir de drone turc. Il est bandé de la tête aux pieds et il arrive à peine à relever la tête pour parler. "Nous étions assis dans le camion et on n'a rien entendu venir. J'ai juste vu des flammes et de la chaleur. Mes deux mains, la tête et une grande partie de mon corps ont été brûlés." Les blessures de Garo seront longues à soigner, sans doute plus (...)

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