"Je continue à faire le ménage, mais là, c'est au sens propre" : la nouvelle vie de Jérôme Lavrilleux, poursuivi dans l'affaire Bygmalion

Yannick Falt
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Nous sommes à Abjat-sur-Bandiat, 619 habitants, dans le Périgord vert. C'est là que Jérôme Lavrilleux réside. Un logement, deux gîtes sur 14 hectares de prairies et de forêt, avec piscine, sauna et jacuzzi. Il a acheté le domaine en 2014, peu de temps après ses aveux télévisés. Directeur de cabinet du patron de l'UMP Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux était directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy, en 2012. Il est l'un des 14 prévenus du procès Bygmalion qui doit s'ouvrir mercredi 17 mars pour "financement illégal" de de cette élection présidentielle.

>> VIDEO. Affaire Bygmalion : le directeur de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy parle pour la première fois

En 2014, il avait tout déballé, larmes aux yeux, en direct à la télévision. Il avait reconnu l'existence d'une fraude à grande échelle pour dissimuler des dépenses de meetings de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Jérôme Lavrilleux s'est depuis reconverti : une société de conseil en communication et son gîte en Dordogne, où franceinfo l'a rencontré.

Cette deuxième vie, et l'acquisition de son gîte, n'ont pas été sans difficultés. "J'ai découvert qu'il existait une procédure PPE : personnalité politiquement exposée, confie Jérôme Lavrilleux. J'ai fait plus de trente banques et agences bancaires. Il y en a même une qui m'a accepté le prêt. Et puis, au moment de signer définitivement, le type était un peu blême, il m'a à peine reçu dans son agence, debout : 'Notre siège national nous a appelé, (...)

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