Le continent africain face au suicide : petite radiographie d'un phénomène très complexe

Laurent Ribadeau Dumas

En cette Journée mondiale de la prévention du suicide, il y aurait dans le monde, selon l’OMS, 800 000 personnes qui se suicideraient chaque année. Sans parler de ceux, encore plus nombreux, qui tenteraient de mettre fin à leurs jours : pour une personne qui se donne la mort, il y en aurait environ vingt qui tenteraient de le faire. Plusieurs tendances remarquables se dégagent des chiffres, toujours au niveau mondial. Le suicide est ainsi la seconde cause de mortalité chez les 15-29 ans, après les accidents de la route. 79% de tous les suicides ont lieu dans des pays à revenus faibles et intermédiaires. Les "méthodes" les plus courantes pour mettre fin à ses jours sont la pendaison, l'auto-empoisonnement par les pesticides et les armes à feu.

Grandes disparités entre pays africains

L’Afrique n’est pas épargnée par le phénomène. Les données de l’OMS dégagent un taux moyen de douze suicides pour 100 000 habitants, taux qui est de 10,5 au niveau mondial. Fait remarquable : en moyenne, les hommes africains se suicident nettement plus que les femmes.

Quand on se penche sur les chiffres de manière plus précise, on constate souvent de grandes disparités entre pays, même voisins. Il est donc difficile de tirer des conclusions régionales. Même s’il semble que l’on se suicide beaucoup moins dans le Maghreb avec des taux de 3,3 en Algérie, de 3,2 en Tunisie et de 3,1 au Maroc.

Le taux est (...)

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