Contestation de novembre 2019 en Iran: condamnés à mort, des manifestants vont être rejugés

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La justice iranienne a ordonné, ce samedi, un nouveau procès pour trois jeunes hommes condamnés à mort pour participation aux émeutes meurtrières de novembre 2019.

De notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Selon le communiqué de la Cour suprême, les trois jeunes manifestants seront jugés de nouveau par un tribunal de même instance. En juillet dernier, la justice avait suspendu l'application de la peine approuvée par la Cour suprême après une vague d'indignation en Iran et à travers le monde.

Les trois jeunes avaient été condamnés à mort pour atteinte à la sécurité et destruction et incendie de biens publics. Une centaine de villes iraniennes avaient connu pendant trois jours, en novembre 2019, des manifestations particulièrement violentes après l'annonce d'une très forte hausse du prix de l'essence.

230 morts pour les autorités

Des postes de police et du bassidj, la fameuse milice islamique, ainsi que des centaines de banques et de grands magasins avaient été attaqués et incendiés.

Les autorités avaient reconnu, après plusieurs mois, que quelque 230 personnes avaient été tuées lors de ces manifestations et la répression. Le pouvoir avait aussi accusé des ennemis étrangers d'avoir orchestré ces émeutes.

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L'annulation de la peine de mort n'est pas rare. Ces dernières années, il y a eu plusieurs cas du même type. Début novembre, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait également gracié 157 personnes condamnées à des peines de prison pour avoir participé à différentes manifestations violentes ces dernières années.