Contestation. En Algérie, les islamistes ont-ils fait main basse sur le Hirak ?

Courrier international (Paris)
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Depuis plusieurs semaines, le Hirak, mouvement populaire amorcé il y a deux ans en Algérie, fait face à une nouvelle menace, celle de l’infiltration des islamistes, qui pervertissent les manifestations en scandant notamment des slogans aux antipodes des revendications des manifestants.

“Moukhabarate irhabia, tassqot el mafia el askaria !” (“Les services de sécurité sont des terroristes, à bas la mafia militaire”) : c’est depuis quelques semaines un des nouveaux slogans scandés lors des marches du Hirak en Algérie.

Du jamais-vu lors de la “première saison” du Hirak, relève le journal El-Watan. Contraint de s’interrompre de longs mois à cause de la pandémie de Covid-19, ce mouvement de contestation du pouvoir, né il y a deux ans contre Abdelaziz Bouteflika, a regagné les pavés algériens en février. Avec des mots d’ordre “contraires à l’esprit de la silmiya [du pacifisme].

Chants combattants, allusions religieuses… Depuis plusieurs semaines, les observateurs s’inquiètent d’une infiltration des islamistes dans les manifestations. Pour El-Watan, dans un autre article,

la teneur religieuse des cris de ralliement a pour but de détourner le Hirak de ses fondamentaux démocratiques pour l’impliquer progressivement dans un combat idéologique.

Une résurrection du FIS ?

Pour “démasquer” ces nouveaux venus dans les manifestations,

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