Contagion du djihad, contagion des putschs : au Sahel, la totale désillusion de la France

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© Reuters
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Au Burkina Faso , tous les présidents depuis l'indépendance ont été débarqués violemment. L'icône nationale, le capitaine Thomas Sankara, a fait deux putschs successifs et a succombé au troisième. Jusqu'à preuve du contraire, la France de François Mitterrand n'y était pour rien. Mais c'est l'exception qui confirme la règle.

Autrefois, la France jouait avec les gouvernements locaux comme on joue avec des cubes. Et puis, elle a perdu la main, l'envie et le savoir faire.

Au Mali , par deux fois en un an, les militaires ont fait un putsch et ils ont mis les milliers de soldats français qui bivouaquent sur place devant le fait accompli. Et ils continuent d'ailleurs, ces putschistes, à défier la France en la faisant huer dans les manifestations et en appelant à la rescousse des mercenaires russes .

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Le scénario malien se répète-t-il au Burkina Faso ?

Est-ce que c'est cette même chose qui s'est passé au Burkina ? Depuis des mois, les Burkinabés protestent contre l'incurie de leurs dirigeants. L'Etat ne contrôle plus qu'un tiers du pays. Les terroristes ont vidé le reste. 2.000 morts ont provoqué la fuite éperdue d'un million et demi d'habitants, comme au Mali. Une armée qui a perdu toutes ses batailles le reproche au gouvernement civil et justifie ainsi de le renverser. La foule qui cherche un sauveur l'applaudit. Chacun voyait venir le putsch.

Au début janvier, une premi...


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