La consultation à 40 ou 50 euros chez le généraliste ? Macron refuse de s’engager

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POLITIQUE - C’était l’une des questions les plus épineuses de la journée… et il l’a soigneusement évitée. Le président de la République Emmanuel Macron, qui a prononcé ses vœux aux acteurs de la santé ce vendredi 6 janvier depuis l’hôpital de Corbeil-Essonnes, près de Paris, a choisi de ne pas s’engager sur la revendication phare du mouvement de grève des médecins généralistes : l’augmentation du prix de la consultation.

Plutôt que de se prononcer clairement sur la volonté de ces professionnels de santé de porter à 40 ou 50 euros le prix de la visite, Emmanuel Macron a préféré évoquer une revalorisation salariale différenciée en faveur de ceux qui en feront plus. Sur le modèle, par exemple, des éventuelles augmentations accordées aux professeurs en échange de nouvelles missions.

Le chef de l’État veut, ainsi, « mieux rémunérer » les médecins de ville qui assurent la permanence des soins et « prennent en charge des nouveaux patients », afin que les Français « trouvent facilement un médecin de garde ».

Revalorisation contre missions

« Nos médecins généralistes sont pour les Français, le visage le plus familier de notre système de santé » , a-t-il avancé. « C’est pourquoi je veux que l’on revalorise leur rôle, d’abord en les aidant à prendre en charge davantage de patients avec la rémunération que l’on va mettre en place, avec la multiplication des aides, du système des assistants médicaux », mis en place pour leur libérer du temps de soin devant les patients. Emmanuel Macron veut ainsi porter le nombre de ces derniers à 10 000.

Une première avancée… Mais pas de quoi satisfaire, sans doute, les milliers de généralistes qui ont manifesté à Paris, jeudi, pour la hausse du prix de la consultation. Après une première grève début décembre, le collectif à la manœuvre a appelé à la fermeture des cabinets médicaux après Noël et jusqu’au 8 janvier.

Le président de la République, lui, n’a pas dit un mot générique sur le fameux tarif de la consultation, préférant renvoyer cette discussion aux échanges en cours avec le ministre de la Santé. La veille, François Braun, justement, se disait « prêt » à augmenter le prix, si et seulement si « les besoins de santé des Français sont remplis ». Donnant-donnant, ou « gagnant-gagnant », selon ses mots.

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