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Constitutionnalisation de l'IVG : « Cette idéologie qui n'a que la mort à offrir en partage »

L’annonce d’une inscription de l’IVG dans la Constitution mérite-t-elle autre chose qu’une lecture rapide et distraite ? Tout nous incite à ne pas nous y attarder. Deux guerres à nos portes, de la violence un peu partout, des manifestations hebdomadaires. La France a des soucis d’une autre envergure. Et le gouvernement d’autres chats à fouetter. D’ailleurs, dans les milieux politiques et médiatiques favorables à cette mesure, on minimise. Parfois même on ricane. Quels sont les partis politiques qui veulent remettre en cause l’avortement dans notre pays ? Aucun. Tout le monde convient qu’il n’y a pas de menace. L’histoire se résume à une surenchère politique où l’initiative, due à une députée devenue ministre, est reprise dans une proposition de loi d’extrême gauche, modifiée par un sénateur de droite, laissée de côté pendant un moment avant que le gouvernement ne rafle la mise sous la forme d’un projet de loi constitutionnelle dont il se flatte d’obtenir l’adoption par les deux chambres. Pour le pouvoir, il n’a jamais été envisagé de débat sur le fond. Rien que de la procédure parlementaire – proposition ou projet de loi, référendum ou Congrès - et un peu de chicanerie byzantine sur les mots dont on veut qualifier l’IVG – droit, liberté ou liberté garantie. L’affaire est bien partie et devrait trouver un dénouement au printemps pour la Journée de la Femme.

Il existe toutefois quelques oppositions au projet de loi, fondées sur l’inutilité ...


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