Consommation : le troc, des échanges pour faire des économies

La crise sanitaire a accentué les difficultés économiques des personnes les plus modestes. Alors, les monnaies d’échanges alternatives se développent. Le troc a explosé depuis le premier confinement. À Chavin (Indre) ce jour-là, deux voisins s’échangent un lapin contre des légumes et un framboisier. La famille Fressignaud pratique le troc au quotidien. Avec 2 200 euros par mois pour sept, le troc est un moyen de faire des économies. La cueillette de noix du jour, 1,5 kilo, va leur permettre de repartir avec 2,5 kilos de nourriture, troqués ailleurs. "Tous ces trocs mis bout à bout représentent en moyenne une centaine d’euros d’économie, pas loin d’un plein de courses", estime Jessica Fressignaud. "On ne parle pas d’argent" Agnès Devaux a créé une page Facebook dédié au troc pour les habitants de la commune et des environs, qui compte 700 utilisateurs. "Tout le monde a des choses qui ne servent à rien dans ses placards, des vêtements d’enfants qui s’entassent, je me suis dit pourquoi pas créer un groupe pour faire que du troc, où l’on ne parle pas d’argent." Une solution qui pourrait profiter à d’autres Français, dont huit millions sont en insécurité alimentaire.