La consommation électrique poursuit sa baisse en décembre

Le gestionnaire des lignes à haute et très haute tension avait déjà abaissé le risque de tensions pour le réseau électrique en janvier d’« élevé » à « moyen », compte tenu des efforts de sobriété des Français (Photo d’illustration).
JOEL SAGET / AFP via Getty Images Le gestionnaire des lignes à haute et très haute tension avait déjà abaissé le risque de tensions pour le réseau électrique en janvier d’« élevé » à « moyen », compte tenu des efforts de sobriété des Français (Photo d’illustration).

ÉNERGIE - À l’heure de la sobriété énergétique, les bons gestes des Français continuent de montrer leurs effets. Selon les dernières données du gestionnaire du réseau électrique RTE publiées mardi 27 décembre, la consommation d’électricité a encore baissé de 7,4 % la semaine dernière par rapport à la moyenne des années précédentes (2014-2019).

Alors que le risque de tensions et de délestages plane sur le réseau électrique cet hiver, notamment à cause du manque de disponibilité du parc nucléaire français, ces bons résultats permettent à RTE de revoir ses prévisions pour le mois de janvier.

Le gestionnaire des lignes à haute et très haute tension a en effet abaissé le 20 décembre le risque de tensions pour le réseau électrique en janvier d’« élevé » à « moyen », compte tenu des efforts de sobriété et du redémarrage de plusieurs réacteurs nucléaires. La nouvelle devrait également soulager l’exécutif, qui avait déployé une communication de crise le mois dernier pour préparer les Français à d’éventuelles coupures de courant cet hiver.

« C’est vrai que l’appel à la sobriété a vraiment été entendu. Sur les 4 derniers mois, on est à - 9 % de consommation d’électricité, pour les entreprises et les familles », a indiqué Emmanuelle Wargon, la présidente de la Commission de régulation de l’énergie sur France Inter ce mardi. « Jusqu’au 15 janvier, on sait qu’on n’aura pas de difficulté », ni de risque de délestages, a encore assuré l’ancienne ministre chargée du logement.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

La baisse ralentit au fil des semaines

Le chiffre communiqué par RTE est diffusé après retraitement des effets calendaires et météorologiques : il s’agit donc de la consommation qui aurait eu lieu si les températures avaient été alignées sur les températures normales pour la période.

De cette manière, il est possible d’identifier les variations structurelles de la consommation d’une année sur l’autre, au-delà des effets météorologiques, explique RTE. Ces variations structurelles sont l’effet, par exemple, des variations dans l’activité économique ou des actions orientées vers la sobriété.

Sur les quatre dernières semaines, la baisse structurelle moyenne atteint 8,7 %. Le rythme de baisse a toutefois ralenti la semaine dernière (-7,4 % contre -8,1 % celle d’avant), indique le gestionnaire du réseau électrique. Pour obtenir ce résultat, il s’est basé sur un calcul « excluant les années aux configurations calendaires trop différentes (la position du jour de Noël conditionne la consommation de la semaine entière) ».

RTE explique le ralentissement de la baisse par une diminution du potentiel d’économies supplémentaires d’énergie pour les particuliers et les entreprises du secteur tertiaire, le radoucissement des températures ayant diminué la consommation d’électricité liée au chauffage. Lors de la semaine passée, les températures « se sont situées significativement au-dessus des normales de saison, avec un écart positif atteignant 8,2 °C le vendredi 23 décembre », souligne-t-il.

À voir également sur Le HuffPost :

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Lire aussi