«On considère que ceux qui ont des cheveux soignés sont plus riches que les autres»

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Qu’on les chérisse ou qu’on les haïsse, qu’ils soient moqués ou admirés, les cheveux, c’est une sacrée affaire. Parce qu’ils contribuent à faire de nous ce que nous sommes, Libération leur consacre une chronique. Aujourd’hui, Caroline, attachée de presse de 38 ans.

«J’ai des cheveux blonds, très raides et très denses, j’en ai énormément. Si je les laisse au naturel, je ressemble à une danseuse du Crazy Horse. J’ai toujours eu beaucoup de compliments sur mes cheveux. Comme j’en ai vraiment beaucoup et qu’ils sont blonds, ça crée une sorte d’obsession familiale. Quand ma mère me parle, au bout de 10 minutes elle me demande des nouvelles de mes cheveux.

«Je ne vais chez le coiffeur qu’une fois par an, je déteste ça. Je trouve que c’est du temps perdu. J’y vais juste parce que c’est trop lourd. Quand j’ai 3 ou 4 kilos de cheveux, ça devient compliqué, je fatigue. Encore aujourd’hui - j’ai 40 ans bientôt - ma mère m’accompagne chez le coiffeur pour voir si ça se passe bien. Elle surveille s’il ne coupe pas trop ou s’il ne désépaissit pas. Elle est folle ! Mais peu importe, ça me fait rire. Ça lui plaît.


Marqueur social

«Le cheveu, c’est comme un don du ciel et, du coup, il faut le chérir, le mettre en valeur. C’est lié à la force, à la parure. Avoir des cheveux, c’est une sorte de chance. Ma grand-mère paternelle, qui était femme de ménage au début du siècle, avait les cheveux très, très longs et très, très épais. Elle les nettoyait à l’eau de pluie. La légende familiale veut que ça lui prenait la demi-journée. C’était comme une force, un signe de richesse alors qu’on était des immigrés grecs, plutôt pauvres.

«C’est un marqueur social très fort. Un traiteur a dit à une amie cette phrase qui exprime bien ce qui me colle aux cheveux depuis toujours : "Votre amie, là, la blonde, elle a les moyens ; elle est toujours bien coiffée." Mes cheveux font riche. Il y a des gens qui considèrent que je suis spontanément riche, alors que non. Ça crée une distance. C’est (...)

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