Non-conservation de la vidéosurveillance du Stade de France: Le Pen estime que "c'est volontaire"

Marine Le Pen, invitée de BFMTV-RMC vendredi 10 juin 2020 - BFMTV
Marine Le Pen, invitée de BFMTV-RMC vendredi 10 juin 2020 - BFMTV

"Ça s'appelle couvrir ses traces, voilà." C'est ainsi qu'a tonné ce vendredi Marine Le Pen sur BFMTV-RMC au sujet de la non-conservation des images de vidéosurveillance au Stade de France le soir de la finale de Ligue des Champions, un événement marqué par de violents incidents aux abords et à l'intérieur de l'enceinte sportive.

Jeudi, lors des auditions menées par le Sénat, il a été mis au jour que les images des caméras de vidéosurveillance gérées par le Stade de France lors de la finale de la Ligue des champions n'ont pas été conservées. Une information qui fait depuis couler beaucoup d'encre. La préfecture de police a indiqué avoir toujours les siennes, à l'extérieur du complexe sportif.

"Destruction de preuve par inaction"

"Je n'ose pas imaginer que nos dirigeants soient incompétents au point de ne pas avoir immédiatement, compte-tenu de l'écho que cette affaire du Stade de France a eu, pas seulement d'ailleurs dans notre pays mais aussi à l'international, demandé que leur soit transmis les vidéosurveillances, donc c'est volontaire", a aussi grondé la finaliste d'extrême droite à l'élection présidentielle.

"En aucun cas je ne crois à cette bonne foi", a poursuivi Marine Le Pen, y voyant là "une destruction de preuve par inaction". "Je parle de nos dirigeants, de M. Darmanin, de M. Dupond-Moretti" ainsi que du préfet de police Didier Lallement, a-t-elle souligné. "Bien sûr que c'est un scandale d'État", a aussi asséné la députée du Pas-de-Calais.

Pas de réquisition de la justice dans les délais

Erwan Le Prévost, le directeur des affaires institutionnelles de la Fédération française de football (FFF), dont une délégation était entendue au Sénat, a indiqué jeudi au Sénat que les images filmées autour du Stade de France avaient été détruites au bout de sept jours, faute d'une réquisition de la justice.

"C'est la loi", avait précisé à l'AFP le président de la commission sénatoriale de la culture, Laurent Lafon. "Nous sommes surpris, le préfet a saisi la justice très rapidement, il y a eu largement le temps de saisir (ces images), il faut qu'on comprenne ce qui s'est passé."

Article original publié sur BFMTV.com

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